Rapport annuel de l'ASN 2009

121 CHAPITRE LA RÉGLEMENTATION 3 La mise en application de ces dispositions par les exploitants a permis de réaliser des progrès importants pour la prévention des pollutions accidentelles. Le tracé et l’état des canalisations ont été vérifiés, de même que l’état des rétentions. Des moyens et une organisation de lutte contre les pollutions des eaux ont été mis en place et testés. 3⎮4 ⎮4 La protection contre le bruit L’arrêté du 31 décembre 1999 fixe les limites admissibles en matière de nuisances sonores et requiert une vérification du respect des limites de bruit prescrites. 3⎮4 ⎮5 La protection contre le risque microbiologique (légionelles, amibes) La plupart des eaux naturelles de surface (lacs, rivières) présentent naturellement des teneurs importantes en bactéries, dont la présence est liée à l’existence de nutriments et de minéraux indispensables à leur développement et à des conditions de température favorables à leur développement. On peut trouver des microorganismes dans diverses installations: installations sanitaires (douches, robinets…), installations de climatisation et dispositifs de refroidissement (tours aéroréfrigérantes, circuits de refroidissement industriels), bassins et fontaines, eaux thermales et équipements médicaux producteurs d’aérosols. Or certaines de ces bactéries sont pathogènes, raison pour laquelle des mesures particulières sont prévues. C’est notamment le cas des légionelles et des amibes du type Naegleria Fowleri. Les légionelles La légionellose est une pathologie provoquée par des bactéries du genre legionella qu’on peut trouver dans les milieux aquatiques. Certaines installations industrielles, et notamment les tours aéroréfrigérantes (TAR), sont favorables à leur développement. Dans certains cas, ces mêmes installations peuvent générer des aérosols: TAR, lavage avec de l’eau pulvérisée… La relation entre le niveau de contamination de l’eau, à l’origine de la production des aérosols, et le risque de légionellose n’est pas établie. En l’état des connaissances, pour ce qui concerne les INB, l’ASN considère que, compte tenu de leur complexité et de leur taille, si un circuit est contaminé, il l’est de manière définitive et le risque existe. Les traitements curatifs n’auront donc qu’un impact temporaire, et nécessiteront donc d’être reconduits de façon régulière. Des cas de légionelloses liés à des tours aéroréfrigérantes humides ont conduit les ministres chargés de la santé et de l’environnement à conjuguer leurs efforts pour mieux prévenir le risque sanitaire lié à ces installations, dans le cadre du plan de prévention des légionelloses 20042008. Ainsi, pour être en mesure de réagir de manière adaptée à la possibilité de survenue de cas groupés de légionellose, les pouvoirs publics ont formalisé l’organisation à mettre en place par la circulaire n° DGS/DPPR/DGSNR/DRT/ 2006/213 du 15 mai 2006 relative aux modalités d’organisation des services de l’État en cas de survenue de cas groupés de légionellose. Les prescriptions relatives à la prévention et à la limitation des risques de développement des légionelles, qui ont été renforcées avec la modification de l’arrêté du 31 décembre 1999, sont similaires à celles retenues pour les ICPE, tout en tenant compte des spécificités des INB. Les caractéristiques des TAR des circuits de refroidissement centrales nucléaires ont justifié que des dispositions particulières soient prévues. Elles sont présentées au chapitre 12. Les amibes L’espèce Naegleria fowleri (NF) est une amibe thermophile vivant en petite quantité dans les lacs et rivières. Les condenseurs en acier inoxydable équipant les centrales nucléaires ont été identifiés comme un lieu propice à la prolifération d’amibes NF. Afin de limiter leurs quantités dans les eaux à un seuil acceptable, EDF a été contraint de traiter ses circuits à l’eau de javel dans un premier temps, puis à la monochloramine (voir chapitre 12). Des autorisations spécifiques ont été délivrées pour réglementer les rejets liés à ces traitements. Au vu des contrôles qu’elle a conduits, l’ASN estime que la majeure partie des travaux de mise en conformité des installations vis-à-vis des exigences de l’arrêté du 31 décembre 1999 ont été prises en compte. Exercice de sécurité à la centrale de Dampierre-en-Burly. Les pompiers recherchent d’éventuelles traces de radioactivité dans l’environnement

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