511 CHAPITRE LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES POLLUÉS 16 Les solutions de produits de fission et d’actinides mineurs issues du traitement des combustibles usés sont calcinées puis vitrifiées dans les ateliers R7 et T7. Le déchet vitrifié est coulé dans des conteneurs en acier inoxydable. Après solidification du verre, les conteneurs sont transférés dans une installation d’entreposage en attendant la mise en œuvre d’une solution de gestion à long terme ou jusqu’à leur expédition aux clients étrangers d’AREVA. –Les déchets de structure (moyenne activité à vie longue) Il s’agit essentiellement des gaines métalliques des combustibles (appelées «coques») et des structures métalliques telles que les embouts des assemblages de combustible. Le procédé de conditionnement consiste en un compactage de ces déchets et une mise en conteneur inoxydable dans l’atelier ACC. Le colis final peut également contenir des déchets technologiques métalliques. Les colis sont entreposés sur le site ou expédiés aux clients étrangers d’AREVA. Les déchets liés au fonctionnement des installations comprennent : – Les déchets issus du traitement des effluents radioactifs Le site de La Hague dispose de deux stations de traitement d’effluents radioactifs (l’une ancienne, STE2, et l’autre plus récente, STE3). Les effluents y ont été traités par coprécipitation chimique. Les boues produites dans STE3 sont évaporées et enrobées dans du bitume, l’enrobé final étant alors coulé dans des fûts en acier inoxydable dans cet atelier. Ces fûts sont entreposés sur le site. Faisant suite à la réunion du Groupe permanent relative au réexamen de sûreté de l’INB 118, l’ASN a interdit le bitumage des boues de STE2 et a demandé à AREVA de poursuivre sa démarche de recherche d’un procédé alternatif au bitumage pour la reprise des boues. Ces boues, représentant une quantité de 3400tonnes de sels, ont été produites entre 1966 et la fin des années 1990, et sont issues du traitement des effluents radioactifs provenant des ateliers de l’usine UP2-400 ou des centres de recherches du CEA. Après des études techniques, AREVA a retenu le colis type dit C5 comme solution alternative au procédé de bitumage. Ce colis doit permettre de répondre aux exigences de la loi de reprendre, avant 2030, les anciens déchets MAVL. Il devrait par ailleurs permettre de réduire le volume final des déchets produits par rapport au procédé de bitumage. Ce colis est constitué de pastilles compactées, enrobées dans un coulis de ciment. Les essais réalisés par AREVA durant l’été 2008 n’ont toutefois pas permis de valider cette solution à l’échelle industrielle. Fin 2008, AREVA a validé un procédé qui consiste à remplacer le ciment par un matériau inerte constitué par du sable. La mise en fabrication de ce colis est subordonnée à l’accord de l’ASN. Dans un premier temps, l’ASN se prononcera sur l’absence ou non de caractère rédhibitoire vis-à-vis de la sûreté du colis C5 en vue de son entreposage et de stockage. Cet avis, constituera un préalable au lancement des études de détails pour les aménagements du procédé alternatif au bitumage. – Les déchets issus des effluents organiques L’établissement de la Hague dispose d’une installation pour l’entreposage d’effluents organiques (MDSA). Les effluents qui y sont entreposés sont ensuite traités selon un procédé de minéralisation par pyrolyse dans l’atelier MDSB. Cette installation produit des colis cimentés stockables au centre de stockage de l’Aube. Dans le cadre du processus de révision d’agrément, l’ANDRA a mis en évidence lors d’un contrôle destructif une nonconformité lié à la mauvaise tenue mécanique de l’enrobé. En 2007 la production a été suspendue dans l’attente de la recherche des causes. L’expertise conduite par AREVA a montré qu’une modification apportée au procédé est à l’origine des anomalies constatées. Des modifications ont été apportées pour permettre une reprise de la production fin 2009. Les colis non-conformes seront repris. L’ASN a rappelé à l’exploitant la nécessité de réaliser des études d’impact afin d’apprécier la portée des modifications sur la qualité des colis de déchets. – Les résines échangeuses d’ions L’eau des piscines de déchargement et d’entreposage des combustibles est continuellement purifiée au moyen de résines échangeuses d’ions. Une fois usées, ces résines constituent des déchets qui sont traités selon un procédé de cimentation. –Les déchets technologiques qui relèvent de l’ACC (coques et embouts) Le 27 novembre 2001, l’ASN a autorisé la production de colis CSD-C. Cette autorisation était assortie d’une Coques issues des assemblages du combustible, atelier ACC d’AREVA NC à La Hague (Manche)
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