425 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 contrôles périodiques associés. De même, le suivi des actions correctives n’est pas assez rigoureux, notamment dans le domaine du génie civil. Les échéances des actions correctives définies à la suite des événements significatifs ou des inspections de l’ASN sont souvent dépassées. Les inspections de chantiers ont révélé des lacunes en matière de propreté radiologique, de sécurisation des chantiers, d’évacuation des déchets et de la lutte contre l’incendie dans le Bâtiment de Traitement des Effluents. Paluel L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Paluel rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’ASN a suivi la mise en œuvre d’un plan de rigueur pour l’exploitation sur le site de Paluel afin de répondre aux exigences de qualité des interventions de maintenance, de requalification des matériels et de rigueur de conduite de l’installation. Les axes majeurs de ce plan recouvrent bien les axes de progrès identifiés par l’ASN depuis plusieurs années. Des actions importantes ont été réalisées et des résultats encourageants apparaissent malgré un nombre d’événements significatifs pour la sûreté toujours relativement important. L’ASN estime que la direction du site doit continuer dans cette dynamique afin d’améliorer encore les résultats du site en terme de sûreté. L’ASN considère que les investissements importants réalisés sur les installations se sont traduits par un impact positif sur la protection de l’environnement, la radioprotection et la sûreté. Penly L’ASN considère que les performances en matière de sûreté du site de Penly se distinguent de manière positive et que les performances du site en matière de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’ASN estime que le site a progressé dans la phase de préparation des interventions de maintenance et d’exploitation. L’ASN considère que le site doit faire des progrès dans le domaine de la protection de l’environnement et rester vigilant dans le domaine de la radioprotection, notamment lors des arrêts de réacteur. Enfin, si la qualité du traitement des dossiers en lien avec la surveillance des équipements sous pression est satisfaisante, l’ASN juge que l’organisation du service d’inspection reconnu doit être consolidée afin qu’il conserve toutes ses compétences. Saint-Alban L’ASN considère que les performances globales du site de Saint-Alban sont en retrait par rapport à l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. En matière de sûreté nucléaire, le site n’a pas corrigé de manière convaincante en 2009 les écarts constatés par l’ASN et a montré des faiblesses récurrentes concernant le contrôle des activités de conduite du réacteur. Dans le domaine de la radioprotection, les résultats se sont dégradés, le site ayant notamment obtenu des performances médiocres lors de l’arrêt pour maintenance et rechargement en combustible du réacteur 1. L’ASN relève une faiblesse persistante en matière de protection de l’environnement. Si l’ASN note que les rejets liquides et gazeux générés demeurent globalement conformes aux valeurs limites réglementaires, elle estime que des progrès notables doivent être réalisés sur certaines installations du site présentant des enjeux environnementaux. Enfin, l’ASN observe que le site a amélioré sa gestion du transport des matières radioactives, sujet sur lequel elle pointait régulièrement des faiblesses depuis plusieurs années. Saint-Laurent-des-Eaux L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Saint-Laurent-des-Eaux rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. Toutefois, l’ASN a noté en 2009 que plusieurs événements significatifs ont mis en évidence un manque de rigueur dans la surveillance en salle de commande ainsi que des faiblesses dans la préparation d’interventions impliquant la conduite, en particulier lors des phases transitoires d’arrêt et de redémarrage, hors arrêts pour rechargement en combustible. En matière de radioprotection, le site doit confirmer en 2010 sa progression en termes de gestion de la propreté radiologique des chantiers, constatée sur le deuxième arrêt de réacteur de 2009. Au vu des inspections réalisées sur le site en 2009, l’ASN a constaté un nombre important de situations de travail montrant un manque de culture de radioprotection de la part des intervenants. Tricastin L’ASN estime que les résultats en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de
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