402 travaux d’amélioration de la protection des sites ont été déterminés. EDF a achevé en octobre 2007 les travaux rendus nécessaires par la réévaluation du risque d’inondation pour ce qui concerne les risques d’entrée d’eau. Dans le but de statuer sur la démarche globale de prise en compte du risque d’inondation externe pour les réacteurs d’EDF, mais aussi pour les autres installations nucléaires, l’ASN a demandé l’avis du GPR et du GPU. L’ASN a suivi les recommandations du GPR et GPU et a formulé six demandes particulières concernant les risques de rupture de barrage, de circuit ou d’équipement, les risques de crue, les protections contre les pluies et la protection du site du Tricastin. À cette occasion, une difficulté a été soulevée: la sûreté de certaines installations vis-à-vis de l’inondation externe dépend largement du comportement d’ouvrages extérieurs qui n’appartiennent pas à EDF, notamment pour les centrales nucléaires de Cruas-Meysse et du Tricastin. L’évaluation de la robustesse, de la surveillance et de l’entretien de ces ouvrages nécessitent de lancer des actions selon un processus de décision, a priori complexe, entre les concessionnaires des ouvrages, les autorités publiques et EDF. Dans ce contexte, l’ASN a rappelé à EDF ses responsabilités d’exploitant et lui a demandé de poursuivre les échanges entrepris avec les concessionnaires des ouvrages considérés et de la tenir informée de l’avancement de son action. L’ASN considère que l’avancement des études et des travaux est conforme aux attentes. Pour le cas particulier de la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a réalisé des compléments d’étude relatifs au risque de rupture de barrage, sur lesquels l’ASN a sollicité l’avis de l’IRSN. Parallèlement, le groupe de travail pour la révision de la RFS I.2.e relative à la prise en compte du risque d’inondation a poursuivi son action en 2009. Ce groupe rassemble des experts de l’IRSN, des représentants des exploitants et de l’ASN. Le nouveau guide relatif à la protection des INB contre le risque d’inondation portera sur le choix des Séminaire scientifique international sur le risque sismique du 17 juin 2009 Les présentations et débats ont porté sur la prise en compte du risque sismique dans les installations nucléaires. Elles ont permis à l’ASN d’identifier des axes de travail pour moderniser la réglementation relative au risque sismique. Ce séminaire a rassemblé plus de 100 participants: chercheurs, experts, autorités de sûretés étrangères, associations de défense de l’environnement, journalistes,…). Des experts français, suisses, allemands, et américains y ont présenté les travaux de recherche les plus récents sur l’évaluation de l’aléa sismique, la prise en compte des incertitudes et des effets de site, ainsi que les méthodes d’ingénierie permettant d’évaluer les conséquences d’un séisme sur les installations nucléaires. Des échanges nombreux avec l’assistance ont notamment fait émerger la problématique du traitement des incertitudes et de leur prise en compte dans la démarche technique et dans les textes réglementaires. De nombreux experts ont souligné l’intérêt d’une utilisation conjointe des approches déterministes et probabilistes de l’estimation du risque sismique, fondées sur des données les plus précises possibles. Au-delà du constat largement partagé que la construction parasismique mise en œuvre offre des marges qui assurent une résistance pour des niveaux de séisme supérieurs à ceux pris en compte pour la conception, de nouvelles méthodes en cours de développement permettront de mieux quantifier ces marges pour renforcer la démonstration de sûreté. À gauche: Dr. Ulrich Schmocker, directeur de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire de Suisse (IFSN) À droite: Olivier Gupta, directeur général adjoint de l’ASN
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