Rapport annuel de l'ASN 2009

403 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 aléas susceptibles de conduire à une inondation du site et sur les méthodes de caractérisation de l’ensemble de ces aléas. Il concernera toutes les INB. Les réunions de ce groupe de travail se sont achevées en 2009. Un projet de guide issu de ses travaux fera l’objet de consultations en 2010. Le GPR et le GPU se réuniront en 2011. L’ASN devrait diffuser ce nouveau guide en 2012. En outre, l’ASN participe à la mise à jour du guide de l’AIEA concernant le risque d’inondation externe pour les sites nucléaires. L’objectif est multiple: – inclure le retour d’expérience; – inclure les études sur les changements climatiques; – avoir un seul guide (remplaçant les différentes guides AIEA sur le sujet); – prendre en compte de nouveaux phénomènes; – prendre en compte l’ensemble des installations nucléaires. L’année 2009 a également été marquée par le déclenchement de deux plans d’urgence inondations (PUI) par la centrale nucléaire du Blayais en prévision de vents violents le 24 janvier et le 9 février. Le centre de crise de l’ASN a été activé pour chacun de ces deux événements. Les PUI ont été levés dans les deux cas quelques heures plus tard sur la base d’évolutions favorables d’une part du niveau d’eau dans la Gironde et d’autre part des vitesses de vent. Que ce soit lors de la journée du 24 janvier ou le 9 février, le site du Blayais n’a pas été inondé. 3⎮ 7 ⎮ 3 Prévenir les risques liés à la canicule et à la sécheresse Les conditions météorologiques caniculaires constatées depuis l’été 2003 ont conduit à une réduction importante du débit et un échauffement notable de la température des cours d’eau qui constituent la source froide de certaines centrales nucléaires. Elles ont également entraîné des températures élevées de l’air, qui ont provoqué une augmentation de la température des locaux des centrales nucléaires. Au cours de ces épisodes de canicule et de sécheresse, il est apparu que certaines limites physiques, jusqu’alors prises en compte pour le dimensionnement des centrales nucléaires ou imposées par leurs RGE, ont été atteintes. Ainsi, pour les réacteurs de 900 MWe, EDF a proposé un référentiel «grands chauds» afin de réexaminer le fonctionnement des installations dans des conditions plus sévères que celles retenues à la conception. L’ASN a pris position en 2009 sur ce référentiel. En même temps que la réalisation de ce référentiel, EDF a engagé en interne une veille climatique relative à la canicule afin d’anticiper les évolutions du climat qui pourraient remettre en cause les hypothèses retenues dans les référentiels «grands chauds». En 2010, l’ASN se prononcera sur la suffisance de l’organisation mise en place par EDF pour justifier du respect des hypothèses retenues dans les référentiels ou dans le cas contraire pour faire évoluer son référentiel afin de prendre en compte les évolutions du climat. Ces référentiels ont également été réalisés pour le palier N4 et sont en cours d’élaboration pour les réacteurs de 1300MWe. Ces référentiels ont déjà donné lieu à la mise en place de certaines modifications matérielles dans le but d’améliorer le refroidissement des réacteurs. L’ASN participe au processus national de veille relatif à la canicule. Sur cette question, l’ASN a défini son rôle et mis en place un processus de décision en cas de canicule. 3⎮ 7 ⎮ 4 Prendre en compte le risque d’incendie La prise en compte du risque d’incendie dans les centrales nucléaires d’EDF repose sur le principe de défense en profondeur, fondé sur les trois niveaux que sont la conception des installations, la prévention et l’action de lutte contre l’incendie. Les règles de conception des installations doivent empêcher l’extension d’un incendie éventuel et en limiter les conséquences; elles reposent principalement sur: – le principe de découpage de l’installation en secteurs conçus pour circonscrire le feu dans un périmètre donné, chaque secteur étant délimité par des éléments de sectorisation (portes, murs coupe-feu, clapets coupefeu...) qui présentent une durée de résistance au feu spécifiée à la conception; – la protection des matériels qui participent de façon redondante à une fonction fondamentale de sûreté. La prévention consiste principalement à: – veiller à ce que la nature et la quantité de matières combustibles présentes dans les locaux restent en-deçà des hypothèses retenues pour la conception des éléments de sectorisation ; – identifier et analyser les risques d’incendie. En particulier, pour tous les travaux susceptibles de provoquer un incendie, un permis de feu doit être délivré et des dispositions de protection doivent être mises en œuvre. La lutte contre un incendie doit permettre l’attaque d’un feu et sa maîtrise en vue de son extinction dans des délais compatibles avec la durée de résistance au feu des éléments de sectorisation. Conception En matière de conception, EDF achève le déploiement du plan d’actions incendie (PAI), pour la remise en conformité et l’amélioration de la protection contre l’incendie des réacteurs des paliers de 900 MWe et de 1300 MWe. En effet, l’ASN avait constaté en 2006 des retards dans les travaux de réfection des trémies de passage de gaines

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