400 que des équipements sous pression non nucléaires. Leur compétence pourra être étendue aux équipements sous pression nucléaires dès lors que les exigences associées à ces équipements, en particulier celles correspondant à leur rôle vis-à-vis de la sûreté, auront été correctement définies. L’ASN a réalisé en 2009 cinq audits de renouvellement de la reconnaissance de ces services d’inspection ainsi que l’audit initial de reconnaissance du service d’inspection de Flamanville. Parmi les événements survenus en 2009 sur les équipements sous pression, hors circuit primaire et secondaires traités au point 3⏐4, figurent les dégradations liées aux mécanismes de corrosion et d’érosion détectées sur les sécheurs surchauffeurs (GSS) de certains réacteurs du palier 1300 MWe. Ces équipements, destinés à sécher et surchauffer la vapeur provenant des générateurs de vapeur, sont des équipements sous pression présentant de grands risques pour la sécurité du personnel: ils sont constitués d’une enceinte de plus de quatre mètres de diamètre, de vingt mètres de long et dimensionnée à la pression de dix-sept bar et à une température de 300 °C. Les dégradations mises en évidence ont atteint jusqu’à près de la moitié de l’épaisseur initiale. L’exploitant a engagé un programme de réparation, de contrôle et de justification des zones affectées par ces dégradations. L’ampleur des dégradations constatées en 2008 et 2009 sur plusieurs zones des circuits secondaires met en défaut, pour ce type de mécanisme de dégradation, les méthodes et les programmes de surveillance définis par EDF. L’ASN suit actuellement les actions mises en œuvre à la suite de la découverte des premières dégradations, notamment l’examen des dispositions envisagées par EDF afin de veiller à ce que les programmes de contrôle et de réparation soient appropriés aux cinétiques des dégradations caractérisées. 3⎮ 7 La protection contre les agressions 3⎮ 7 ⎮ 1 Prévenir les risques liés au séisme Les bâtiments et matériels importants pour la sûreté des centrales nucléaires ont été conçus pour résister à des séismes d’intensité supérieure aux plus forts séismes jamais survenus dans la région du site. Les règles de prise en compte du risque sismique font l’objet de révisions régulières en fonction de l’avancée des connaissances et d’une application rétroactive au cas par cas lors des réexamens de sûreté. Bien que la France ne présente pas un fort risque sismique, ce sujet fait ainsi l’objet d’efforts importants de la part d’EDF et d’une attention soutenue de la part de l’ASN. Les règles de conception La règle fondamentale de sûreté (RFS) 2001-01 du 31 mai 2001 définit la méthodologie relative à la détermination du risque sismique pour les INB de surface (à l’exception des stockages à long terme des déchets radioactifs). La RFS V.2.g relative aux calculs sismiques des ouvrages de génie civil a été révisée et publiée en 2006, sous la forme d’un guide relatif à la prise en compte du risque sismique à la conception des ouvrages de génie civil des INB de surface. Il est le fruit de plusieurs années de travail Groupe sécheur surchauffeur de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) – 2009
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