365 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 2 LES GRANDS ENJEUX DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION 2⎮ 1 Les hommes, les organisations, la sûreté et la compétitivité La contribution de l’homme et des organisations à la maîtrise de la sûreté des INB est déterminante, dans les installations en exploitation, mais aussi lors de la conception, de la construction et du démantèlement des installations. Veiller à ce que cette contribution aille toujours dans le sens de l’amélioration de la sûreté est d’autant plus important que la sûreté est toujours confrontée à d’autres considérations, telles que celles relatives à la compétitivité. 2⎮ 1⎮ 1 Contrôler les facteurs organisationnels et humains Pour l’ASN, l’ensemble des éléments de la situation de travail et de l’organisation qui ont une influence sur l’activité effective des personnes travaillant dans une installation telle qu’une centrale nucléaire constituent ce qu’on appelle les facteurs organisationnels et humains (FOH). Ces éléments concernent en particulier tout ce qui relève de l’organisation du travail, des acteurs (effectifs, compétences, motivation, …), des dispositifs techniques et de l’environnement de travail. Quel que soit le degré de prescription des activités à réaliser, les situations que ces personnes rencontrent de façon effective sur le terrain varient sans cesse (un matériel qui ne réagit pas comme prévu, une activité de nuit, un collègue inexpérimenté, un degré d’urgence plus ou moins grand, des tensions sociales…), ce qui les conduit à adapter leurs façons de travailler (modes opératoires) pour atteindre l’objectif attendu à un coût (fatigue, stress, santé …) acceptable pour eux. Il est de la responsabilité de l’exploitant de s’assurer que le personnel dispose des moyens nécessaires et suffisants pour adapter leurs modes opératoires aux variabilités des situations de travail rencontrées. Les personnes doivent pouvoir accomplir leurs tâches de façon performante (sûreté, sécurité, efficacité, qualité), à un coût acceptable pour la santé et qui leur apporte des bénéfices (sentiment du travail bien fait, reconnaissance par les pairs, par la hiérarchie, développement de nouvelles compétences…). tous les dix ans, est également l’occasion pour l’exploitant de procéder à des opérations lourdes telles que la visite complète et l’épreuve hydraulique du circuit primaire, l’épreuve de l’enceinte de confinement ou l’intégration des évolutions de conception décidées dans le cadre des réexamens de sûreté (voir point 2⏐2⏐3). Ces arrêts sont planifiés et préparés par l’exploitant plusieurs mois à l’avance. L’ASN contrôle les dispositions prises pour garantir la sûreté et la radioprotection pendant l’arrêt, ainsi que la sûreté du fonctionnement pour le ou les cycles à venir. Les principaux points du contrôle réalisé par l’ASN portent: – en phase de préparation de l’arrêt, sur la conformité au référentiel applicable du programme d’arrêt de réacteur; l’ASN prend position sur ce programme; – pendant l’arrêt, à l’occasion de points d’information réguliers et d’inspections, sur le traitement des problèmes rencontrés; –en fin d’arrêt, à l’occasion de la présentation par l’exploitant du bilan de l’arrêt du réacteur, sur l’état du réacteur et son aptitude à être remis en service; à l’issue de ce contrôle, l’ASN autorise le redémarrage du réacteur; – après la divergence, sur les résultats de l’ensemble des essais réalisés au cours de l’arrêt et après redémarrage. Réalisation de l’épreuve hydraulique sur le réacteur numéro 3 de Chinon – Juin 2009
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