–ils peuvent se traduire par un décès (CH d’Épinal, CHU de Lyon Sud) ou générer des complications graves ou sévères (CHRU de Tours, CHU de Grenoble); –elles ne sont en général pas immédiatement connues, nécessitant la mise en place d’une surveillance médicale; –elles peuvent être nulles car l’événement peut, dans certains cas, être compensé dans la suite du traitement. Dès leur déclaration par les responsables d’établissements concernés et en application du guide des déclarations des événements en radioprotection (disponible sur www.asn.fr), l’ASN: –organise une inspection réactive en tant que de besoin avec l’appui technique d’experts (IRSN, SFPM, SFRO…); – diffuse le retour d’expérience auprès des professionnels; –assure l’information des entités sanitaires (DGS, DHOS, AFSSAPS, InVS, INCa); –procède à l’information du public après information préalable (obligatoire) des patients par leur radiothérapeute, en utilisant l’échelle de gravité publiée mise à jour en juillet 2008 (www.asn.fr). Au cours de l’année 2009, 131 événements significatifs concernant des patients soumis à une exposition à visée 9 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 305 Conférence internationale sur la radioprotection des patients en radiothérapie L’ASN a organisé à Versailles, du 2 au 4 décembre 2009, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de la Commission européenne et la participation des nombreux organismes et associations professionnelles et associations de patients, une première conférence internationale sur la radioprotection des patients dans le domaine de la radiothérapie. Ont été présentés les principales avancées dans le domaine des nouvelles technologies utilisées en radiothérapie externe et en curiethérapie, un état des connaissances scientifiques et médicales disponibles sur les effets secondaires et les complications éventuelles liées à la radiothérapie et sur la radiosensibilité individuelle des patients et les principaux enseignements du retour d’expérience des accidents et des actions préventives pour diminuer les risques. Sous forme de tables rondes, des échanges sur l’acceptabilité du risque et sur l’information des patients ont été menés avec la participation et le témoignage de plusieurs associations de patients. La conférence a réuni plus de 330 congressistes représentant 34 pays différents, fait appel à 50 orateurs choisis parmi les spécialistes mondiaux et permis d’exposer près de 70 posters. Elle a regroupé tous les professionnels ou organisations impliqués dans le domaine de la sécurité en radiothérapie, en particulier les professionnels de la santé, les associations de patients, les autorités représentatives et les constructeurs de matériel. Les conclusions suivantes ont été dégagées: – la place primordiale occupée par la radiothérapie dans le traitement et la guérison des cancers a été réaffirmée; – les évolutions techniques dans ce domaine, bien qu’apportant des nouveaux bénéfices, génèrent aussi de nouveaux risques. La formation des opérateurs doit donc être renforcée et les premières utilisations de ces nouvelles techniques devraient faire l’objet d’une évaluation indépendante par les professionnels, selon des modalités à définir internationalement; – les efforts aux niveaux local et international doivent être intensifiés dans le domaine de l’enregistrement et de l’analyse des effets indésirables et des complications des traitements. Des systèmes de déclaration des événements significatifs doivent être développés dans un but d’analyse et de retour d’expérience ; – la culture de sûreté dans les centres de radiothérapie doit continuer à progresser, via la mise en œuvre de l’assurance de la qualité et l’analyse des risques, par des professionnels formés et en nombre suffisant; – une implication plus grande des autorités est nécessaire afin de promouvoir les actions dans les domaines de l’assurance qualité, de l’analyse de risque, des bonnes pratiques cliniques et des audits cliniques; –une coordination des programmes de recherche est indispensable afin de pouvoir disposer à terme de tests de radiosensibilité à la fois simples et rapides; –une implication des patients et de leurs associations est souhaitable dans les domaines de l’évaluation de la qualité et de la sécurité des traitements et dans celui de la gestion du risque et de la communication. Table ronde sur les défis de la radiothérapie animée par M. Bourguignon, commissaire à l’ASN - Versailles (Décembre 2009)
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