6⎮ 2 ⎮ 2 Expositions des patients dues à l’imagerie médicale Les données disponibles au niveau international montrent une très nette augmentation des doses moyennes délivrées dans le domaine de l’imagerie médicale, en particulier en scanographie et en radiologie interventionnelle (voir chapitre 1). Pour la radiologie et la scanographie, sont particulièrement attendues (2010) les nouvelles estimations de l’IRSN et de l’INVs des doses moyennes en France pour les examens les plus courants. Vu l’augmentation du nombre de scanners au cours de ces dernières années, et de leurs performances en termes de qualité d’image, il est probable que la tendance observée au niveau international soit confirmée. Dans les cas de la radiologie et de la médecine nucléaire, la mise en place des procédures internes de mesure ou de calcul de dose, à comparer aux niveaux de référence diagnostiques (NRD) définis par voie réglementaire, devrait permettre à chaque service de radiologie de mieux connaître et donc de mieux maîtriser les doses délivrées. Le bilan des résultats des évaluations des doses de rayonnements ionisants délivrées aux patients lors des examens de radiologie et de médecine nucléaire, établi par l’IRSN, souligne un progrès dans l’application de la réglementation. En effet, seuls 68% des services de médecine nucléaire, 23 % des services de radiologie classique et 50% des services de scanographie ont transmis des informations sur les NRD au cours de l’année 2008 (source IRSN 2010). En médecine nucléaire, les activités administrées sont très variables d’un service à l’autre, d’un pays à l’autre. Même si les doses sont en général plus faibles qu’en radiologie, on peut trouver des variations qui ne sont pas toujours justifiées. Pour une scintigraphie de perfusion pulmonaire réalisée dans le cadre du diagnostic de l’embolie pulmonaire, l’activité administrée peut varier de 100 MBq (PaysBas) à 300 MBq (France), soit une variation de dose estimée délivrée de 1,25 mGy à 3,75 mGy. En radiologie interventionnelle, et plus particulièrement en neurologie et en cardiologie interventionnelles, les doses délivrées aux patients, toutefois peu documentées, peuvent atteindre des niveaux de dose susceptibles d’entraîner des effets déterministes (voir encadré sur l’événement de Hautepierre). 6⎮ 2 ⎮ 3 Sécurité des traitements en radiothérapie Le bilan des inspections de tous les centres de radiothérapie réalisées en 2008 a été publié en 2009. Il montre, par rapport à l’année 2007, des situations plus contrastées des centres de radiothérapie entre les régions et au sein d’une même région. L’écart se creuse entre les centres qui s’étaient engagés dès 2007 dans la mise en place de l’assurance de la qualité et les autres. L’élaboration des procédures nécessaires à la réalisation des traitements et 9 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 303 Examen d’imagerie médicale à l’aide d’une installation de tomographie
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