périodique. Les procédures de réalisation des examens et des traitements ainsi que de réglage des équipements jouent également un rôle important dans la mise en œuvre du principe d’optimisation. 6⎮ 2 ⎮ 1 Ressources humaines (radiophysique médicale, formation) Personnes spécialisées en radiophysique médicale (PSRPM) La présence dans les services d’une personne spécialisée en radiophysique médicale (PSRPM), compétente pour déterminer et garantir les doses délivrées, contribue au processus d’optimisation. Globalement, selon les sources ASN, en 2007, seuls 64% des services pour lesquels les indicateurs ont été relevés disposaient d’une PSRPM, tous services confondus (radiothérapie, radiologie, médecine nucléaire). Ce chiffre global traduit un défaut de personnel de cette qualification particulièrement dans les services de radiologie. Le bilan des inspections réalisées en 2008 et publiées en 2009 dans les centres de radiothérapie souligne toujours l’insuffisance des effectifs en personnels (oncologuesradiothérapeutes, personnes spécialisées en radiophysique médicale (PSRPM) et manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM) pour de nombreux centres. La pénurie toujours aigüe en PSRPM est au centre de l’instabilité des effectifs de physique et constitue toujours un point critique dans la robustesse des organisations pour environ 20% des centres. En janvier 2007, l’ASN avait dénombré environ 300 équivalent temps plein (ETP) de PSRPM dédiés à la radiothérapie. Selon l’INCa (congrès de la SFPM, Montauban, juin 2009), l’effectif de PSRPM était en 2009 de 410 ETP dont 5 à 10% hors radiothérapie. Les modalités d’accès au diplôme de qualification de physique radiologique et médicale (DQPRM) ont été revues par l’arrêté du 18 mars 2009. Elles ont permis de retenir 77 étudiants en 2009 au lieu de 55 en 2008. De plus, une commission chargée d’émettre un avis sur les qualifications professionnelles des PSRPM titulaires d’un diplôme délivré hors de France a été installée à la suite du décret du 19juin 2009. Son objectif est de permettre en particulier aux ressortissants de l’Union européenne de faire reconnaître leur formation d’expert en physique médicale et de ce fait de pouvoir exercer en France. Dans ce contexte de pénurie, en 2009, l’ASN a été amenée à suspendre provisoirement l’autorisation d’utilisation des accélérateurs dans les centres de radiothérapie de Blois, Gap et Roanne en raison du départ non remplacé de la seule PSRPM. Formation des professionnels à la radioprotection des patients Les inspections de l’ASN menées ces dernières années permettent de vérifier la mise en place progressive de la formation à la radioprotection des patients des professionnels de santé, obligatoire depuis 2004. En effet, en application de l’arrêté du 18 mai 2004 relatif aux programmes de formation portant sur la radioprotection des patients exposés aux rayonnements ionisants, ces formations auraient du être réalisées avant le 20 juin 2009. Dans le domaine de la radiothérapie, la formation à la radioprotection des patients a fait l’objet d’un important investissement des centres en 2008. Malgré ces progrès, certains centres n’ont pas pu réaliser cette formation avant la date limite du 20 juin 2009. Ils se sont cependant engagés à réaliser cette formation avant fin 2009, voire début 2010. En médecine nucléaire, les inspections de l’ASN menées en 2008 ont montré que peu de services de médecine nucléaire avaient su anticiper les délais réglementaires. Les inspections menées fin 2009 dans ce domaine d’activité montrent qu’une partie des professionnels concernés n’a toujours pas suivi cette formation obligatoire. 302 Publication de l’EFOMP (association européenne de radiophysiciens)
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