couplés à un scanner (TEP-TDM) et de plus en plus de services de médecine nucléaire s’équipent de gammacaméras couplées à un scanner (TEMP-TDM). 2⎮ 1⎮ 2 Le diagnostic in vitro Il s’agit d’une technique d’analyse de biologie médicale –sans administration de radionucléides au patient – permettant de doser certains composés contenus dans les fluides biologiques préalablement prélevés sur le patient: hormones, médicaments, marqueurs tumoraux, etc. Cette technique met en œuvre des méthodes de dosage fondées sur les réactions immunologiques (réactions anticorps – antigènes marqués à l’iode 125), d’où le nom de radioimmunologie ou RIA (RadioImmunology Assay). Les activités présentes dans les kits d’analyse prévus pour une série de dosages ne dépassent pas quelques kBq. La radioimmunologie est actuellement fortement concurrencée par des techniques ne faisant pas appel à la radioactivité telles que l’immunoenzymologie. 2⎮ 1⎮ 3 La radiothérapie interne vectorisée La radiothérapie interne vectorisée vise à administrer un radiopharmaceutique dont les rayonnements ionisants délivrent une dose importante à un organe cible dans un but curatif ou palliatif. Certaines thérapies nécessitent l’hospitalisation des patients pendant plusieurs jours dans des chambres spécialement aménagées du service de médecine nucléaire jusqu’à élimination par voie urinaire de la plus grande partie du radionucléide administré. La protection radiologique de ces chambres est adaptée à la nature des rayonnements émis par les radionucléides. C’est en particulier le cas du traitement de certains cancers thyroïdiens après intervention chirurgicale. Ils sont réalisés par l’administration d’environ 4000 MBq d’iode 131. D’autres traitements peuvent être réalisés en ambulatoire. Ils consistent par exemple à traiter l’hyperthyroïdie par administration d’iode 131, les douleurs des métastases osseuses d’un cancer par le strontium 89 ou le samarium153, la polyglobulie par le phosphore 32. On peut aussi réaliser des traitements des articulations grâce à des colloïdes marqués à l’yttrium 90 ou au rhénium 186. Enfin, la radio-immunothérapie, apparue plus récemment, permet de traiter certains lymphomes au moyen d’anticorps marqués à l’yttrium 90. 2⎮ 1⎮ 4 La pénurie de technétium 99m Depuis septembre 2008, l’activité des unités de médecine nucléaire a été fortement perturbée par des difficultés d’approvisionnement en générateurs de technétium 99m, liées à l’arrêt simultané de plusieurs des réacteurs nucléaires européens qui fabriquent le molybdène 99, qui constitue la matière première de ces générateurs. 292 Position de l’ASN face à la pénurie de technétium 99m Les réacteurs fournissant l’essentiel de la production mondiale en radioéléments à usage médical ayant dépassé 40 ans de fonctionnement, l’ASN considère que de telles situations de pénurie vont se reproduire à court et moyen terme. En effet, la conjonction d’arrêts simultanés de plusieurs de ces réacteurs est inévitable en raison des arrêts programmés pour maintenance ou modification, des défaillances dues au vieillissement des matériels et structures, de l’absence de remplacement des réacteurs existants pendant encore plusieurs années. Dans ce contexte, l’ASN a organisé un séminaire les 7 et 8 janvier 2009 sur la «sûreté-disponibilité des installations de production des radio-isotopes». Parmi les conclusions de ce séminaire figure notamment la nécessité de mettre en place un réseau d’échange d’informations entre Autorités de sûreté sur ces problématiques de sûreté et de disponibilité des réacteurs et d’harmoniser la sûreté des installations, réacteurs de recherche et installations de fabrication. Un séminaire a également été organisé par l’AEN les 29 et 30 janvier 2009 sur l’approvisionnement en médicaments radiopharmaceutiques; l’une des mesures identifiées pour améliorer la sécurité d’approvisionnement à court terme est le renforcement de la coordination entre les exploitants de réacteurs sur les plannings de maintenance. Face au risque de pénurie de longue durée de radioéléments à usage médical, l’ASN estime que la solution n’est pas de prolonger l’exploitation des réacteurs anciens, ce qui mettrait en jeu la sûreté de ces installations. Pour l’ASN, la solution passe par une concertation et une réflexion entre les États au plan international pour optimiser l’utilisation du technétium 99m, rechercher des méthodes alternatives de production (par exemple par accélérateur) et étudier le recours à d’autres méthodes d’imagerie médicale, et construire un modèle économique robuste de production de ces radioéléments. En effet, le modèle actuel n’intègre pas le coût complet de fabrication des radioéléments et notamment le coût de fabrication du molybdène produit dans des réacteurs de recherche publics.
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