Rapport annuel de l'ASN 2008

413 CHAPITRE LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET LES AUTRES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES 14 2⎮ 1 Le Grand accélérateur national d’ions lourds (GANIL) Le GANIL, situé à Caen (Calvados), est conçu pour accélérer des ions lourds (du carbone à l’uranium) avec une énergie maximale de 100 MeV par nucléon. Afin de s’adapter aux exigences de la recherche à un niveau international, le GANIL a fait parvenir, en mai 2004, un dossier d’options de sûreté pour un nouveau projet, appelé SPIRAL 2 (création de nouvelles salles d’expériences avec un faisceau plus puissant). L’ASN a donné en juillet 2005 son accord sur les options de sûreté proposées par le GANIL moyennant la prise en compte d’un certain nombre de demandes. En parallèle, l’ASN a demandé au GANIL de procéder au réexamen de la sûreté de son installation. Afin de suivre l’état d’avancement de ces deux dossiers (projet SPIRAL 2 et réexamen de sûreté), des réunions périodiques entre l’ASN et le GANIL ont lieu depuis 2007. Les dossiers correspondants devraient être déposés par l’exploitant en 2009. Les problématiques de sûreté au GANIL concernent principalement la gestion des accès et la protection contre l’incendie. 2⎮ 2 Le réacteur à haut flux de l’Institut LaueLangevin Le réacteur à haut flux (RHF) de l’Institut Laue-Langevin, implanté à Grenoble, constitue une source de neutrons essentiellement utilisée pour des expériences dans le domaine de la physique du solide, de la physique nucléaire et de la biologie moléculaire. La puissance maximale autorisée du réacteur est de 58,3 MWth. Le cœur du réacteur, refroidi et modéré par de l’eau lourde, est placé sur l’axe d’un bidon réflecteur, lui-même immergé dans une piscine d’eau légère. En 2002, l’ASN a demandé la réalisation de travaux de renforcement sismique de l’installation. Ces travaux, très importants, se sont terminés fin 2007 et ont fait l’objet d’un examen par le Groupe permanent d’expert pour les réacteurs nucléaires à l’issue duquel l’ASN a indiqué à l’Institut Laue Langevin qu’elle considérait que le réexamen de sûreté de l’installation commencé en 2002 était globalement clos. Certains sujets restent cependant à finaliser, notamment pour le circuit des effluents gazeux et les installations de détritiation de l’eau lourde; un projet de rénovation de ces dernières a été transmis à l’ASN en vue 2 LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE HORS CEA Équipements à l’intérieur de l’accélérateur GANIL à Caen (Calvados) Cuve du RHF à Grenoble, vidée de son eau

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