Rapport annuel de l'ASN 2008

394 Dans ce cadre, le projet transmis par l’exploitant présente quatre phases. La première phase consiste à transférer les déchets UNGG avant leur entreposage dans l’atelier D/E EDS. La deuxième phase consiste en la vidange et le traitement de l’eau du silo dans les installations de STE3. Les dernières phases permettront de reprendre les déchets de fond de silo ainsi que les gravats. En 2008, l’ASN a donné son accord à la réalisation des travaux préliminaires d’aménagement et notamment l’implantation des cellules de reprise et d’évacuation des déchets du silo. Toutefois, le démarrage des premiers essais in situ, qui était programmé en 2010, sera retardé. En effet, la reprise des déchets du silo 130, telle que présentée par l’exploitant, nécessite de nombreux soutènements du bâtiment 130. AREVA a indiqué fin 2008 qu’elle s’efforçait de simplifier ce projet. Des évolutions espérées simplifiant le processus de reconditionnement permettraient, selon AREVA, d’éviter les travaux de génie civil. Cela permettrait en conséquence de raccourcir le planning de reprise. Là encore, l’ASN veillera à ce que ces évolutions n’aboutissent pas à retarder de manière significative le début des opérations de reprise et conditionnement des déchets. L’ASN examine parallèlement une étude de sûreté concernant les conséquences et la gestion d’une éventuelle perte de confinement de ce silo. Solutions anciennes de produits de fission stockées dans l’unité SPF2 de l’usine UP2 400 Pour le conditionnement des produits de fission, issus du retraitement de combustibles de la filière UNGG et contenant notamment du molybdène, l’exploitant a retenu la vitrification en creuset froid (voir point 2⏐3⏐2). La mise en service du premier creuset froid sur le site de La Hague est prévue en 2011 afin de conditionner les solutions entre 2011 et 2017. Vidange du bâtiment 119 de l’INB 38 Une stratégie globale a été mise en œuvre par l’exploitant afin de traiter en priorité les fûts de déchets alpha existants qui sont actuellement entreposés dans le bâtiment 119. Pour ce faire, l’ASN a autorisé, fin 2006, l’exploitant à réceptionner, entreposer dans des conditions satisfaisantes au plan de la sûreté et traiter dans l’atelier D/E EB de l’INB 118 des fûts de déchets alpha provenant des usines françaises de fabrication du combustible MOX. Cette autorisation a été complétée en 2008 afin de permettre la réception, l’entreposage dans des conditions satisfaisantes au plan de la sûreté, ainsi que le traitement dans l’atelier D/E EB de l’INB 118 des fûts de déchets alpha provenant des usines du site de La Hague. Ainsi, les capacités de traitement seront entièrement dédiées au bâtiment 119, ce qui permettra de réduire la durée de vie de cette installation. Une nouvelle unité de compactage, permettant de traiter un volume plus important de déchets alpha, sera mise en service en 2013. 3⎮ 2⎮ 2 La cessation définitive d’exploitation des usines UP2 400 et de l’installations STE 2 Le 30 décembre 2003, l’exploitant a fait part de sa décision d’arrêter, au 1er janvier 2004, le traitement des combustibles irradiés dans l’usine UP2 400. Cette notification était accompagnée d’un dossier présentant les opérations prévues durant la phase de cessation définitive d’exploitation (CDE) des différents ateliers concernés de cette usine et de la station de traitement des effluents associée. De plus, l’exploitant s’est organisé en conséquence, avec la mise en place du projet ORCADE qui est chargé des opérations de CDE des ateliers d’UP2 400 et des programmes de reprise des déchets anciens. La phase de CDE permet à l’exploitant d’effectuer certaines opérations pour préparer l’installation à la phase de démantèlement. Ces opérations doivent, soit être couvertes par le référentiel d’exploitation, soit faire l’objet de demandes d’autorisation à l’ASN. Dans le cas des ateliers HAO/Sud et MAPu, l’exploitant a déposé des dossiers de sûreté pour la réalisation d’opérations de démontage de certains équipements (notamment boîtes à gants et cisaille) qui n’ont plus d’utilité. Certaines de ces opérations ont été réalisées en 2005 et 2006. Pour l’année 2008, l’exploitant a demandé la poursuite du démontage des équipements. Par ailleurs, l’ASN a fortement incité AREVA NC, à plusieurs reprises, à déposer au plus vite le dossier de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement (MAD/DEM) des INB correspondant à l’usine UP2 400 et à l’installation STE 2, à savoir les INB 33, 38 et 80. Le dossier de MAD/DEM de l’INB 80 a été déposé en février 2008; les options techniques retenues ont fait l’objet d’un examen par le groupe permanent laboratoires et usines et d’une lettre de suite de l’ASN en juin 2008. Le dossier a été soumis à enquête publique au mois de novembre 2008. L’INB 80 continuera toutefois à recevoir les combustibles qui ne peuvent pas être reçus sur les ateliers de tête des usines UP3 et UP2 800 en attendant les modifications nécessaires à ces réceptions dans l’une de ces deux usines et assurera le transfert vers les piscines d’UP3 et d’UP2 800.

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