372 sur les chantiers, en particulier en matière de signalisation des zones contrôlées et de détection des points chauds. 5⎮ 1 ⎮ 3 L’environnement L’ASN considère que la situation d’EDF dans le domaine de l’environnement, bien que globalement bonne, demeure perfectible sur certains points. L’ASN constate en 2008 que l’implication d’EDF et la dynamique des actions engagées sont très hétérogènes. Pour ce qui concerne les dossiers relatifs aux rejets d’effluents et prélèvements d’eau et au lessivage chimique des GV, l’ASN constate encore, malgré la forte implication d’EDF sur ces sujets, des insuffisances et des lacunes qui ont pu conduire à considérer certains dossiers incomplets lors de leur dépôt. Bien que l’organisation des sites en matière d’environnement est bien définie, des écarts sont encore observés en 2008 sur plusieurs sites, notamment en matière de conformité des installations, de facteurs humains et de surveillance des prestataires. L’ASN estime qu’EDF doit être également vigilant sur les problématiques liées aux équipements, les ICPE et les fluides frigorifiques d’autant plus qu’ils ne sont pas spécifiques au cœur du métier d’exploitant d’une centrale nucléaire. 5⎮ 1 ⎮ 4 Les hommes et les organisations L’ASN estime que l’organisation définie par EDF est globalement adaptée à un traitement approprié des questions de sûreté et de radioprotection. Les centrales se fixent des objectifs d’amélioration dans les différents domaines de la sûreté, de la radioprotection, de l’environnement et de la sécurité des travailleurs. Toutefois, dans le domaine de la sûreté, ces objectifs doivent être définis de façon plus réaliste. De plus, l’ASN considère, comme en 2007, que des progrès sont à réaliser pour mieux prendre en compte les rejets non radioactifs dans les objectifs liés à l’environnement. Dans le domaine de la radioprotection, les enjeux semblent partagés par l’ensemble des services concernés mais l’ASN estime que les prestataires doivent être impliqués davantage dans l’atteinte des objectifs. Le projet EVEREST, en ce qui concerne la propreté radiologique, induit une dynamique qui conduit les sites à se donner des objectifs plus ambitieux. L’ASN note que des efforts ont été engagés dans l’organisation des sites en matière de lutte contre l’incendie, notamment avec la mise à disposition, à terme, par les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), d’un pompier professionnel sur chaque site. Elle considère cependant que ces efforts doivent être renforcés par EDF. Les rôles et responsabilités exercés au sein des services sont définis dans des notes d’organisation mais la répartition des activités et des responsabilités décrites dans ces notes sont parfois mal adaptées ou pas rigoureusement appliquées sur le terrain par le personnel. Comme en 2007, des défauts de communication ou de coordination entre les services ont conduit à des écarts. L’ASN estime que le système de gestion des compétences et des habilitations des personnels d’exploitation des centrales nucléaires est mis en œuvre de façon satisfaisante. Toutefois, comme en 2007, l’ASN estime que la formation des intervenants, notamment les prestataires, mériterait d’être améliorée dans les domaines de la radioprotection et de l’environnement. Les effectifs sont globalement bien dimensionnés. Toutefois, l’ASN estime que des organisations adaptées doivent être mises en place pour renforcer les équipes de conduite lorsqu’elles sont confrontées à des périodes de forte charge de travail, notamment lors des arrêts de réacteur, qu’ils soient programmés ou fortuits. De plus, la surveillance des activités réalisées par les prestataires reste une activité pour laquelle les effectifs se montrent encore parfois insuffisants. Les actions mises en place dans le cadre du projet «performance humaine», qui visent à améliorer la fiabilité des interventions et la présence des managers sur le terrain constituent une source de progrès pour les activités de maintenance et d’exploitation. L’ASN considère que ces actions sont d’autant plus bénéfiques que les prestataires y sont associés et que les activités sont réalisées dans des conditions favorables. L’ASN estime que les conditions de réalisation des activités d’exploitation et de maintenance ne sont pas toujours satisfaisantes, en particulier du fait de conditions d’environnement de travail perfectibles et de documents inadaptés, de ressources matérielles et d’équipements de protection insuffisants, d’une charge de travail ou d’une pression temporelle importante. Par ailleurs, l’ASN relève en 2008 un nombre accru de défauts d’ergonomie. Ces défauts concernent les documents, les équipements individuels, les matériels et l’aménagement de certains locaux. Ils concernent particulièrement les activités de conduite et sont à l’origine d’écarts. L’ASN constate des dépassements d’horaires de travail et des défauts de connaissance des règles de sécurité et des
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