369 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 5⎮ 1 L’appréciation générale de l’ASN sur l’année écoulée L’appréciation générale qui suit résume de manière thématique l’évaluation par l’ASN des services centraux et des performances des centrales nucléaires du parc d’EDF en matière de sûreté, de radioprotection et d’environnement. Cette évaluation est construite sur les résultats des contrôles réalisés par l’ASN en 2008, en particulier à travers les inspections, le suivi des arrêts de réacteur et l’analyse du traitement des événements significatifs par EDF, ainsi que sur la connaissance par les inspecteurs des sites qu’ils contrôlent. En 2008, l’ASN a réalisé 494 inspections dans les centrales nucléaires en exploitation, dans les services centraux d’EDF et chez les fournisseurs d’EDF. L’appréciation générale représente le point de vue de l’ASN sur l’année 2008 et contribue à orienter les actions de contrôle de l’ASN en 2009. 5⎮ 1 ⎮ 1 La sûreté L’exploitation des réacteurs Les documents d’exploitation, tels que les règles de conduite normale, de conduite en cas d’incident ou d’accident ou encore de maintenance des réacteurs, sont globalement clairs et de qualité. Ces documents sont généralement bien déclinés sur les sites et représentent bien l’état réel des installations. L’ASN a constaté en 2008 la forte implication d’EDF pour améliorer la rigueur d’exploitation, en particulier au travers des plans d’action nationaux mis en œuvre localement sur les sites. Elle considère que les actions réalisées concourent à l’amélioration de la rigueur d’exploitation mais estime qu’EDF doit encore poursuivre la dynamique de progrès engagée. Dans ce domaine, l’ASN a en effet constaté en 2008 des écarts dans la préparation des interventions, dans le contrôle des activités, dans la gestion des conduites temporaires d’exploitation et des dispositions et des moyens particuliers et dans l’application des procédures d’exploitation. De plus, l’ASN a constaté un 5 LES APPRÉCIATIONS neuf autres sites de Belleville-sur-Loire, Bugey, Chinon, Civaux, Dampierre-en-Burly, Golfech, Nogent-sur-Seine, Penly et Saint-Laurent-des-Eaux. Les sources sonores principales identifiées provenaient des tours aéroréfrigérantes, des salles des machines, des conduits de cheminée des BAN et des transformateurs. En réaction, EDF a défini une démarche globale de traitement reposant sur des études d’insonorisation. Pour chaque source sonore, des techniques d’insonorisation, partielle ou totale, ont été étudiées. Il apparaît que la mise en conformité stricte des neuf sites n’est pas possible dans des conditions techniques et économiques acceptables ou présenterait des inconvénients, par exemple au plan de la sûreté ou au plan sanitaire. Par conséquent, EDF a orienté sa stratégie selon trois axes majeurs: –une réduction et si possible une suppression des fréquences sonores principales; –un traitement prioritaire des sources de bruit à caractère industriel; –dans la mesure du possible, aucune aggravation dans le cas d’évolution des installations. En outre, pour les sites possédant des tours aéroréfrigérantes ou un seuil de rivière, EDF a considéré que la nuisance générée par des bruits de chute d’eau dans ces ouvrages est moindre que celle engendrée par les bruits à caractère industriel. En 2005, EDF a mené des campagnes de mesures complémentaires et a complété ses études. En 2006, l’ASN a conclu que l’approche globale d’EDF est recevable et que l’émergence sonore des sites obtenue en intégrant les bruits de type chute d’eau dans le bruit résiduel constitue l’indicateur de la performance atteinte. L’ASN a dans le même temps examiné les justifications apportées par EDF pour prendre position sur chacun des sites identifiés initialement comme non conformes. En 2008, EDF a poursuivi la validation des modifications envisagées. Le lancement des travaux sur les sites concernés est prévu pour l’année 2009. Après réalisation des travaux, EDF effectuera des mesures acoustiques pour vérifier l’efficacité des solutions mises en œuvre.
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=