Rapport annuel de l'ASN 2008

354 de fuite conformes aux critères réglementaires. Leur vieillissement a été examiné en 2005 dans le cadre du réexamen de sûreté à trente ans afin d’évaluer l’étanchéité et la tenue mécanique pour dix années supplémentaires. Cet examen n’a pas mis en lumière de problème particulier susceptible de remettre en cause la durée d’exploitation. Dans le cadre de ce réexamen, EDF a notamment réalisé des études afin de vérifier le bon comportement du tampon d’accès des matériels du bâtiment réacteur en situation accidentelle. Les études et les modifications identifiées par EDF ont été examinées lors de la réunion du GPR du 20 novembre 2008 concernant la clôture du réexamen de sûreté à trente ans des réacteurs de 900MWe. Les résultats des épreuves décennales, pour les enceintes des réacteurs de 1300 MWe et de 1450 MWe ont permis d’identifier une évolution des taux de fuite de la paroi interne de certaines de ces enceintes. Cette évolution résulte notamment des effets combinés des déformations du béton et de la perte de précontrainte de certains câbles. Bien que ces phénomènes aient été pris en compte à la conception, ils ont parfois été sous-estimés. En conséquence, en cas d’accident, certaines zones de la paroi seraient susceptibles de se fissurer, ce qui conduirait à des fuites. Pour pallier ce phénomène, EDF a mis en œuvre un programme de réparation préventive qui vise à restaurer l’étanchéité des zones les plus affectées. Sur la base d’un avis du GPR réuni sur ce sujet début 2002, l’ASN a donné son accord à EDF sur cette stratégie. Ces travaux sont réalisés à chaque visite décennale. À la fin de l’année 2008, quinze réacteurs sur vingt-quatre sont complètement traités. Tous les réacteurs concernés auront fait l’objet de travaux en 2012. 3⎮ 6 Les équipements sous pression Les équipements sous pression, par l’énergie qu’ils sont susceptibles de libérer en cas de défaillance, indépendamment du caractère éventuellement dangereux du fluide qui serait alors relâché, présentent des risques qu’il convient de maîtriser. Ces équipements (récipients, échangeurs, tuyauteries…) ne sont pas spécifiques à la seule industrie nucléaire. Ils sont présents dans de nombreux secteurs tels que la chimie, le traitement du pétrole, la papeterie et l’industrie du froid. De ce fait, ils sont soumis à une réglementation établie par le ministère de l’Industrie qui impose les prescriptions en vue d’assurer leur sécurité, pour leur fabrication, d’une part, et pour leur exploitation, d’autre part. Parmi ces équipements, ceux susceptibles d’émettre des rejets radioactifs en cas de défaillance sont appelés équipements sous pression nucléaires et sont réglementés par l’arrêté du 12 décembre 2005 (voir point 2⏐2⏐1 du chapitre 3). En complément des exigences applicables aux équipements sous pression conventionnels et des textes déjà existants pour les circuits primaire et secondaires des réacteurs, cet arrêté soumet les équipements sous pression nucléaires à des exigences complémentaires de sécurité. Les fabricants et les exploitants disposent d’un délai de cinq ans pour l’appliquer. Les textes réglementaires antérieurs relatifs aux appareils à pression de vapeur et de gaz sont encore applicables pendant cette période transitoire. Centrale nucléaire de Flamanville (Manche)

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