352 de l’opération par EDF n’a pas été aussi bien maîtrisé que prévu et a donc été amélioré lors des mises en œuvre suivantes du procédé, en 2007 et 2008, concernant les GV de six réacteurs, dont quatre réacteurs de 900 MWe et deux réacteurs de 1300 MWe. En raison des difficultés rencontrées pour maîtriser les conséquences du procédé de nettoyage sur les autres composants des GV, EDF a mis en œuvre dans un deuxième temps un autre procédé, à plus basse température, dont les impacts sont réduits. En 2008, ce procédé aura été utilisé pour les GV de trois réacteurs, dont deux réacteurs de 900 MWe et un réacteur de 1300 MWe. Toutefois, malgré leur efficacité certaine pour diminuer les taux de colmatage des GV traités, l’ASN considère que ces procédés de nettoyage ne sont pas sans impact, que ce soit pour les structures internes des GV, particulièrement en ce qui concerne le lessivage à haute température, ou pour le faisceau tubulaire. Des signaux parasites, dont l’origine n’a pu être déterminée, peuvent apparaître, de manière aléatoire, lors des contrôles par courants de Foucault du faisceau tubulaire, tant à l’issue du nettoyage qu’après un cycle de fonctionnement. Par ailleurs, l’ASN a demandé à EDF de proposer des solutions pour limiter l’apparition et le développement des dépôts d’oxydes. Le conditionnement chimique du circuit secondaire et la géométrie des plaques entretoises semblant être des facteurs prépondérants, EDF envisage de modifier les conditions d’exploitation des réacteurs afin de limiter l’apparition du phénomène de colmatage. Pour répondre aux demandes de l’ASN, EDF a complété ses études pour ce qui concerne l’impact du phénomène de colmatage sur la sûreté des réacteurs de 900 MWe et de 1300 MWe. L’ASN évalue avec l’IRSN les justifications apportées par EDF sur la compréhension du phénomène de colmatage et sur la sûreté du fonctionnement de l’ensemble des réacteurs à long terme. En parallèle, EDF établit une stratégie de traitement pérenne de cette problématique, qui se révèle plus complexe qu’initialement prévue. Pour les GV récents ou ceux des réacteurs dont le pH du circuit secondaire est élevé, un bas pH du circuit secondaire semble favoriser l’apparition du colmatage. EDF étudie donc la mise en œuvre d’un nouveau procédé de lessivage moins agressif. Tubes en anomalie de supportage Le 18 février 2008, une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire a été détectée sur le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette fuite a pour origine la fissuration d’un «tube en anomalie de supportage». Cet événement a été classé au niveau 0 sur l’échelle INES. Lors du fonctionnement des réacteurs, les faisceaux tubulaires des GV sont soumis à des vibrations. Ces vibrations peuvent générer une fissuration circonférentielle par fatigue, dont l’évolution est très rapide. Afin de limiter l’amplitude de ces vibrations et prévenir ce type de dégradation, certains tubes sont maintenus dans leur partie supérieure par des barres anti-vibratoires. Au cours de la fabrication des GV, certaines de ces barres ont été mal positionnées, entraînant un défaut de maintien des tubes. Ces tubes sont appelés «tubes en anomalie de supportage». Deux ruptures de tubes de GV, ayant pour origine une fissuration par fatigue vibratoire de «tubes en anomalie de supportage», se sont produites à North Anna (USA) en 1989 et à Mihama (Japon) en 1991. À la suite de ces deux événements, l’ASN avait demandé à EDF, au début des années 1990, de définir un critère de sensibilité aux vibrations des «tubes en anomalie de supportage» et, en fonction de ce critère, d’obturer les tubes les plus sensibles. Depuis, pour les GV des trente-quatre réacteurs de 900 MWe, environ 1500 tubes ont été obturés sur la base de ce critère. Cette démarche a été également mise en œuvre au niveau international par d’autres exploitants de réacteurs nucléaires. Dans l’attente d’une analyse de l’événement, l’ASN a demandé à EDF en avril 2008, d’une part, de poursuivre ses investigations afin d’identifier précisément les causes de la fissuration du tube concerné et, d’autre part, de boucher de manière préventive l’ensemble des tubes de GV en «anomalie de supportage» du parc électronucléaire français. Par ailleurs, l’ASN a demandé le renforcement des dispositions visant à détecter de manière précoce un risque de rupture de tube de GV. En parallèle, comme les calculs réalisés dans les années 1990 n’avaient pas mis en évidence la nécessité de boucher le tube à l’origine de la fuite survenue sur la centrale Installation des équipements lors du nettoyage chimique des générateurs de vapeur
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