Rapport annuel de l'ASN 2008

345 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 De nouvelles applications sont en cours de développement et de qualification pour répondre à de nouveaux besoins, notamment concernant le réacteur de Flamanville3 pour lequel quarante-deux applications doivent être qualifiées pour la visite complète initiale prévue à l’été 2010. 3⎮ 2⎮ 4 Les essais périodiques Afin de vérifier le bon fonctionnement des matériels importants pour la sûreté et la disponibilité des systèmes de sauvegarde qui seraient sollicités en cas d’accident, des essais sont réalisés périodiquement conformément aux programmes du chapitre IX des RGE. En 2008, l’ASN a poursuivi l’examen des programmes d’essais périodiques et a donné son accord sur les programmes suivants: –l’évolution des programmes d’essais périodiques du palier technique et documentaire «PTD Lot 93-2001» des réacteurs de 1300 MWe; –les programmes d’essais périodiques liés aux modifications matérielles qui seront intégrées lors de la troisième visite décennale des réacteurs de 900 MWe; –les programmes d’essais liés aux modifications matérielles qui seront réalisées dans le cadre de la première visite décennale du réacteur «tête de série» du palier N4. L’ASN a également entamé l’instruction de la doctrine de conception des essais périodiques sur le palier EPR. En parallèle, l’ASN est régulièrement amenée à se prononcer sur les déclarations de modification des programmes d’essais périodiques. 3⎮ 3 Le combustible 3⎮ 3 ⎮ 1 Les évolutions de la gestion du combustible en réacteur Dans le but d’accroître la disponibilité et les performances des réacteurs en exploitation, EDF recherche et développe, en partenariat avec les industriels du combustible nucléaire, des améliorations à apporter aux combustibles et à leur utilisation en réacteur, dite «gestion de combustible». Depuis 1996, l’allongement des durées de cycle est une composante importante de l’optimisation du combustible et du fonctionnement des réacteurs. Cet allongement s’accompagne d’une augmentation de l’enrichissement du combustible, mais la quantité d’énergie libérée est restée toutefois limitée à 52 GWj/t en moyenne par assemblages de combustible, valeur maximale autorisée. L’ASN veille à ce que chaque nouveau mode de gestion du combustible fasse l’objet d’une démonstration spécifique de la sûreté des réacteurs concernés basée sur les caractéristiques propres à la nouvelle gestion. Lorsqu’une évolution du combustible ou de son mode de gestion amène EDF à revoir une méthode d’étude d’accident, celle-ci fait préalablement l’objet d’un examen et ne peut être mise en œuvre sans accord de l’ASN. Depuis 2007, l’adoption d’une nouvelle gestion de combustible fait l’objet d’une décision de l’ASN comportant des prescriptions encadrant sa mise en œuvre. Parité-MOX La gestion de combustible Parité-MOX concerne vingtdeux réacteurs de 900 MWe autorisés à recycler du plutonium. Elle est caractérisée par: –l’augmentation du taux de combustion des assemblages de combustible MOX résultant de l’accroissement du nombre de cycles de fonctionnement (quatre cycles en réacteur au lieu de trois); –l’évolution de la teneur initiale en plutonium (8,65% en moyenne au lieu de 7,1%). Cette gestion permet de maîtriser les quantités de plutonium produites par le parc électronucléaire français. Au 31 décembre 2008, sept réacteurs ont mis en œuvre la gestion Parité-MOX. Contrôle par ultrasons d’un joint soudé

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