340 En 2009, face aux pics d’activité prévus sur le chantier de Flamanville 3 et aux risques liés aux co-activités de génie civil et de montage des systèmes, l’ASN compte renforcer son action de contrôle sur la prévention des risques d’accident du travail. 2⎮ 4 ⎮ 3 La coopération avec les Autorités de sûreté nucléaire étrangères Dans un contexte de relance mondiale des programmes nucléaires et de manière à partager l’expérience avec d’autres Autorités de sûreté nucléaire, l’ASN multiplie les échanges techniques autour de la conception et de la construction des nouveaux réacteurs avec ses homologues étrangers. Des sollicitations bilatérales croissantes L’ASN a répondu cette année à des sollicitations croissantes relatives au partage d’expérience des exigences de sûreté des nouveaux réacteurs et aux procédures d’autorisation de nouvelles installations. En 2008, l’ASN et l’IRSN ont ainsi participé à des réunions bilatérales avec les Autorités de sûreté nucléaire de la Chine, de la Finlande et du Royaume-Uni. L’ASN a participé en 2008 à un séminaire de trois jours organisé par l’Autorité de sûreté nucléaire chinoise à Pékin, au cours duquel elle a présenté l’ensemble du travail réalisé par l’ASN et son appui technique depuis le lancement du projet EPR en 1993. Du fait des projets de construction de réacteurs de type EPR sur les sites d’Olkiluoto en Finlande et de Flamanville en France, l’ASN et l’IRSN ont mis en place, depuis 2004, une coopération renforcée avec l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise (STUK). En 2008, cette coopération renforcée s’est concrétisée par la tenue d’une réunion d’échange sur les pratiques d’inspection, les écarts constatés et le domaine du génie civil. Lors de cette réunion, tenue en France au sein de la division de Caen de l’ASN, les inspecteurs finlandais ont pu participer en tant qu’observateurs à une inspection sur le chantier de Flamanville 3. Le renforcement de la coopération bilatérale avec le Royaume-Uni se traduit par le détachement pour plusieurs années d’un inspecteur britannique au sein des services de l’ASN et par des réunions d’échanges techniques, en particulier sur le contrôle-commande. Vers une coopération multinationale En 2007, l’Autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC) a été saisie par un groupement d’industriels d’une demande de certification d’un réacteur EPR. La coopération entre la France et la Finlande s’est donc ouverte aux ÉtatsUnis, pour élaborer un programme de coopération multinational pour les nouveaux réacteurs, baptisé MDEP (Multinational Design Evaluation Program). Désormais, le Canada et le Royaume-Uni participent également au groupe du MDEP dédié au réacteur EPR. Trois réunions dédiées au réacteur EPR ont eu lieu en janvier, juin et novembre 2008, dont une a porté sur la thématique du contrôle-commande. D’autres structures internationales, telles que l’AEN, offrent également l’occasion d’échanger, au-delà de EPR, sur les pratiques et les enseignements du contrôle de la construction d’un réacteur. L’ASN a ainsi participé au Working Group on Inspection Practices (WGIP) dont un axe de réflexion en 2008 relevait du contrôle de la construction de nouvelles installations. Pour l’ASN, ces échanges internationaux sont un des moteurs de l’harmonisation des exigences de sûreté et des pratiques du contrôle. 2⎮ 5 Les réacteurs du futur: la génération IV Les organismes de recherche et les industriels de douze grands pays nucléaires, ainsi que l’Union Européenne via EURATOM, préparent la quatrième génération de réacteurs dans le cadre du «Generation IV international Forum» (GIF) lancé en 2000. Au sein du GIF, ces différents partenaires mutualisent leurs efforts de recherche et de développement (R&D) pour évaluer le potentiel de différentes filières de réacteurs envisagées. Dans le cadre de cette coopération internationale, les industriels français (CEA, AREVA, EDF) se sont plus particulièrement engagés dans des programmes de R&D sur les réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium (RNR-Na) – filière sur laquelle la France dispose déjà d’une expertise importante avec Phénix et Superphenix – mais aussi sur les réacteurs à neutrons rapides refroidis au gaz – filière plus prospective demandant davantage d’innovations technologiques. La France s’est fixée comme ambition, dans une loi de programme de juin 2006, de mettre en service un premier prototype industriel de réacteur de quatrième génération à l’échéance de 2020 pour préparer un éventuel déploiement industriel à l’horizon 2040-2050. Dans cette perspective à la fois de moyen et de long terme, l’ASN souhaite suivre dès à présent le développement de la quatrième génération de réacteurs par les industriels et les perspectives de sûreté associées. À cet effet, en 2008 ces derniers ont présenté à l’ASN et à l’IRSN, lors d’un séminaire, leur programme de recherche concernant spécifiquement la sûreté des RNR-Na. S’il est légitime d’attendre des améliorations de sûreté de la part des réacteurs de génération IV par rapport aux
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