33 LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2008 l’examen des rapports de sûreté, des inspections de chantier et le contrôle en exploitation, qui doivent toujours rester sous la responsabilité de l’Autorité de sûreté du pays concerné. La demande de coopération peut également porter sur le souhait d’un pays déjà nucléaire de faire évoluer son cadre législatif et réglementaire et son Autorité de sûreté nucléaire ainsi que sur le démantèlement d’installations existantes et le stockage ou le traitement des déchets. Le parc nucléaire mondial en exploitation est d’environ 440 réacteurs installés dans 31 pays. 250 réacteurs sont en construction ou en projet à ce jour. Ces projets concernent des pays qui ont des réacteurs en exploitation et qui souhaitent développer ou relancer la construction de réacteurs (principalement la Chine, l’Inde, les États-Unis, le Royaume Uni, l’Afrique du Sud, le Brésil, des pays de l’Europe de l’Est…). Les projets de construction de réacteurs concernent aussi de nouveaux pays souhaitant accéder au nucléaire (par exemple, l’Algérie, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite, la Jordanie ou le Maroc). Devant les besoins nouveaux ou grandissants en personnels compétents dans le domaine nucléaire pour les constructeurs, les exploitants et les Autorités de sûreté et pour combler les départs en retraite, des capacités de formation devront être créées ou développées. Cela prendra plusieurs années et ne produira d’effets qu’à moyen terme. Tous ces éléments conduisent l’ensemble des acteurs à fixer des priorités. Pour l’ASN, ces priorités doivent reposer sur des critères d’ordre géophysique, économique, politique, social, technique, d’adhésion à certains traités internationaux, critères résultant des travaux et de l’expérience de l’AIEA, de l’INRA et de l’ASN elle-même. L’ASN considère que développer et soutenir un haut niveau de sûreté nucléaire dans le monde est une de ses raisons d’être, qu’elle partage avec ses homologues étrangères. Elle apportera sa contribution à toute initiative internationale en faveur d’une éthique de la responsabilité en matière de sûreté. Mais c’est aux pays qui achètent des installations nucléaires de s’équiper pour les faire fonctionner de façon sûre. Il faut donc qu’ils aient les compétences nécessaires, les personnes qualifiées requises, les institutions et les instruments juridiques nécessaires. Rigueur et compétence de la filière et indépendance des Autorités de sûreté sont indispensables pour construire et exploiter de nouvelles centrales nucléaires de production d’électricité.
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