Rapport annuel de l'ASN 2008

319 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 2 LES GRANDS ENJEUX DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION 2⎮ 1 Les hommes, les organisations, la sûreté et la compétitivité Une INB constitue un système sociotechnique, c’est-à-dire un système dans lequel les caractéristiques sociales et techniques sont étroitement liées. Le fonctionnement sûr de l’installation ne repose pas que sur les composants techniques du système, de même qu’il ne repose pas que sur les hommes et les organisations qui forment les composants sociaux du système. Il repose fortement sur la qualité du couplage qui s’établit entre ces deux composants (techniques et sociaux) du système sociotechnique. Ainsi la contribution de l’homme et des organisations à la maîtrise de la sûreté des INB est déterminante, dans les installations en exploitation, mais aussi lors de la conception, de la construction et du démantèlement des installations. Veiller à ce que cette contribution aille toujours dans le sens de l’amélioration de la sûreté est d’autant plus important que la sûreté est toujours confrontée à d’autres considérations, telles que celles relatives à la compétitivité. L’ASN considère que la prise en compte par l’exploitant des facteurs organisationnels et humains (FOH) constitue une composante essentielle de la sûreté des installations. L’ASN examine la prise en compte par l’exploitant de ces facteurs dans la sûreté de l’installation. Cet examen est développé au point 2⏐1⏐1. La contribution des hommes et des organisations repose en partie sur leurs compétences. L’ASN contrôle que des dispositions sont prises par l’exploitant pour s’assurer que des ressources suffisantes et appropriées sont disponibles et sont affectées aux tâches pour lesquelles leurs compétences sont requises. L’examen de ces dispositions est développé au point 2⏐1⏐2. La politique d’EDF en matière de sûreté nucléaire et le système de management mis en place pour maintenir et améliorer la sûreté de son installation ont un impact sur les contributions de l’homme et des organisations à la maîtrise de la sûreté. L’examen par l’ASN des dispositions relatives au management de la sûreté est développé au point 2⏐1⏐3. Parmi les activités effectuées au quotidien par les acteurs concernés, certaines sont confiées à des entreprises prestataires ou sous-traitantes. L’examen par l’ASN des dispositions mises en œuvre par EDF pour assurer que, pour ces activités, la contribution des hommes et des organisations Ces arrêts rendent momentanément accessibles des parties de l’installation qui ne le sont pas pendant son fonctionnement. Ils sont donc mis à profit pour vérifier l’état de l’installation en réalisant des opérations de contrôle et de maintenance ainsi que pour mettre en œuvre les modifications programmées sur l’installation. Ces arrêts peuvent être de deux types: –arrêt pour simple rechargement et arrêt pour visite partielle (VP): d’une durée de quelques semaines, ces arrêts sont consacrés au renouvellement d’une partie du combustible et à la réalisation d’un programme de vérification et de maintenance; –arrêt pour visite décennale (VD): il s’agit d’un arrêt faisant l’objet d’un programme de vérification et de maintenance très important. Ce type d’arrêt, qui intervient tous les dix ans, est également l’occasion pour l’exploitant de procéder à des opérations lourdes telles que la visite complète et l’épreuve hydraulique du circuit primaire, l’épreuve de l’enceinte de confinement ou l’intégration des évolutions de conception décidées à l’issue des réexamens de sûreté (voir point 2⏐2⏐3). Ces arrêts sont planifiés et préparés par l’exploitant plusieurs mois à l’avance. L’ASN contrôle les dispositions prises pour garantir la sûreté et la radioprotection pendant l’arrêt, aussi que la sûreté du fonctionnement pour le ou les cycles à venir. Les principaux points du contrôle réalisé par l’ASN portent : –en phase de préparation de l’arrêt, sur la conformité au référentiel applicable du programme d’arrêt de réacteur; l’ASN prend position sur ce programme; –pendant l’arrêt, à l’occasion de points d’information réguliers et d’inspections, sur le traitement des problèmes rencontrés; –en fin d’arrêt, à l’occasion de la présentation par l’exploitant du bilan de l’arrêt du réacteur, sur l’état du réacteur et son aptitude à être remis en service; à l’issue de ce contrôle, l’ASN autorise le redémarrage du réacteur ; –après la divergence, sur les résultats de l’ensemble des essais réalisés au cours de l’arrêt et après redémarrage.

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