Rapport annuel de l'ASN 2008

318 En premier lieu, il s’agit des règles générales d’exploitation (RGE) auxquelles sont soumis les réacteurs en exploitation; elles complètent le rapport de sûreté, qui traite essentiellement des dispositions prises à la conception du réacteur et traduisent les hypothèses initiales et les conclusions des études de sûreté en règles opératoires. Les RGE comportent plusieurs chapitres dont les plus importants pour la sûreté font l’objet d’un examen attentif de la part de l’ASN. •Le chapitre III décrit les spécifications techniques d’exploitation (STE) qui délimitent le domaine de fonctionnement normal du réacteur, en particulier la plage admissible pour les paramètres d’exploitation (pressions, températures, flux neutronique, paramètres chimiques et radiochimiques…). Les STE précisent également la conduite à tenir en cas de franchissement de ces limites. Les STE définissent aussi les matériels requis en fonction de l’état du réacteur et indiquent les actions à mettre en œuvre en cas de dysfonctionnement ou d’indisponibilité de ces matériels. •Le chapitre VI est composé de procédures de conduite en situation d’incident ou d’accident. Il prescrit la conduite à adopter dans ces situations pour maintenir ou restaurer les fonctions fondamentales de sûreté (maîtrise de la réactivité, refroidissement du cœur, confinement des produits radioactifs) et ramener le réacteur dans un état sûr. •Le chapitre IX définit les programmes de contrôles et d’essais périodiques des matériels et systèmes importants pour la sûreté mis en œuvre pour vérifier leur disponibilité. En cas de résultat non satisfaisant, la conduite à tenir est précisée par les STE. Ce type de situations peut parfois obliger l’exploitant à arrêter le réacteur pour réparer le matériel défaillant. • Enfin, le chapitre X définit le programme des essais physiques relatifs au cœur des réacteurs. Il contient les règles qui définissent les programmes de vérification du cœur pendant le redémarrage et de surveillance du cœur pendant l’exploitation du réacteur. En second lieu, il s’agit des documents décrivant les actions de contrôle en service et de maintenance à mettre en œuvre sur les matériels. Sur la base des préconisations des constructeurs, EDF a défini des programmes d’inspection périodique des composants ou programmes de maintenance préventive (voir point 3⏐2⏐1), en fonction de la connaissance des défaillances potentielles des matériels. Leur mise en œuvre fait appel dans certains cas, particulièrement pour les équipements sous pression, à des méthodes de contrôle non destructives (radiographie, ultrasons, courants de Foucault, ressuage…) dont l’application est confiée à du personnel spécialement qualifié. 1⎮ 2 ⎮ 3 Les arrêts de réacteur Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement pour renouveler le combustible qui s’épuise progressivement pendant le cycle de fonctionnement. À chaque arrêt, un tiers ou un quart des assemblages de combustible est renouvelé. La durée des cycles de fonctionnement dépend de la gestion du combustible adoptée. Contrôle des tuyauteries par l’inspecteur de l’ASN lors de l’épreuve hydraulique du circuit primaire à Cattenom (Moselle) – Juin 2008

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