Rapport annuel de l'ASN 2008

dans la mesure où elles ne font pas l’objet de limitation, les principes de justification et d’optimisation demeurant les seuls applicables. En outre, il s’agit du seul cas où des expositions sont délivrées en vue d’un bénéfice direct pour les personnes exposées, en l’occurrence les patients. La situation diffère selon que l’on considère l’exposition du patient dans le domaine des applications diagnostiques (radiologie ou médecine nucléaire diagnostique) ou dans celui de la radiothérapie, externe ou interne. Dans le premier cas, il est nécessaire d’optimiser en délivrant la dose minimale pour obtenir une information diagnostique pertinente, dans le second cas, il faut délivrer la dose nécessaire pour stériliser la tumeur tout en préservant au maximum les tissus sains voisins. L’optimisation de la dose pour le patient dépend de la qualité du matériel utilisé, ce qui justifie pleinement par exemple la mise hors service des appareils obsolètes et le développement d’un contrôle de qualité des dispositifs médicaux utilisés. Il s’agit non seulement du matériel irradiant mais aussi de celui qui est utilisé pour ces expositions: un négatoscope défaillant qui permet de visualiser un cliché de radiologie, peut conduire à une augmentation des doses délivrées pour réaliser ces clichés. Globalement, il avait été constaté à l’occasion des inspections menées en 2007 qu’environ 70% des services pratiquaient un contrôle de qualité de leurs appareils et que 12% avaient engagé la mise en place d’un tel processus. La dose dépend aussi de la nature des actes et de l’émission du rayonnement (tube à rayons X, accélérateur de particules, radionucléides en source non scellée…). 6⎮ 2 ⎮ 1 Ressources humaines (radiophysique médicale, formation) La présence dans les services d’une personne spécialisée en radiophysique médicale (PSRPM), compétente pour déterminer et garantir les doses délivrées, contribue au processus d’optimisation. Globalement, selon les sources ASN, en 2007, seuls 64% des services pour lesquels les indicateurs ont été relevés disposaient d’une PSRPM, tous services confondus (radiothérapie, radiologie, médecine nucléaire). Ce chiffre global traduit un défaut de personnel de cette qualification particulièrement dans les services de radiologie. Dans les services de radiothérapie la présence de la PSRPM est obligatoire pendant les traitements. Une enquête ASN avait été réalisée début 2007 pour identifier les besoins en PSRPM dans les services de radiothérapie. Globalement, cette enquête montrait un besoin d’environ 100 ETP en PSRPM et d’environ 100 ETP de techniciens associés (dosimétristes et manipulateurs en électroradiologie). 6⎮ 2 ⎮ 2 Expositions des patients dues à l’imagerie médicale Il est difficile de connaître actuellement de façon précise l’exposition globale due à l’imagerie médicale car le nombre d’examens pratiqués (par type) est encore mal connu et les doses délivrées pour le même examen 266 Situation de la radiothérapie en 2007 Selon l’INCa, le nombre d’Équivalents Temps Plein en radiophysiciens dédiés à la radiothérapie était de 378. Entre 2006 et 2007, le nombre d’ETP radiophysiciens dédiés à la radiothérapie progresse de 7,6% à l’échelle nationale et de quasiment 20% depuis 2004. Source: INCa Publication de l’EFOMP (association européenne de radiophysiciens)

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=