236 accueilleront dans les structures hospitalières de proximité. Ce guide, diffusé en octobre 2008, sert de support pédagogique à la formation nationale des professionnels de l’urgence médicale mise en place par le ministère de la Santé et des Sports et le SAMU de France. Le guide «Intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique» appuie la circulaire DHOS/HFD/DGSNR n° 2002/277 du 2 mai 2002 relative à l’organisation des soins médicaux en cas d’accident nucléaire ou radiologique. Cette circulaire est complétée par la circulaire DHOS/HFD n° 2002/284 du 3 mai 2002 relative à l’organisation du système hospitalier en cas d’afflux de victimes, qui met en place un schéma départemental des plans d’accueil hospitaliers ainsi qu’une organisation zonale pour tous les risques nucléaires et radiologiques, mais aussi biologiques et chimiques. Dans le cadre de la réponse à la menace nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC), l’ASN organise depuis 2006, un module de formation post universitaire théorique et pratique et a diffusé des outils pédagogiques aux médecins nucléaires des services référents. Pour ce faire, l’ASN s’est entourée du concours du SAMU de Paris, de l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris, du HFDS du ministère de la Santé, du CEA et d’une société privée. Ces journées de sensibilisation et de formation permettent de démultiplier les connaissances au profit des personnels intervenants. 1⎮ 4 Appréhender les conséquences à long terme La phase dite post-accidentelle concerne le traitement des conséquences de l’événement. Elle recouvre le traitement des conséquences de nature variée (économiques, sanitaires, sociales), qui devraient être traitées sur le court, moyen, voire le long terme, en vue d’un retour à une situation jugée acceptable. En application de la directive interministérielle du 7 avril 2005, l’ASN a été chargée, en relation avec les départements ministériels concernés, «d’établir le cadre, de définir, de préparer et de mettre en œuvre les dispositions nécessaires pour répondre à la situation post-accidentelle ». Aux fins d’élaborer une doctrine post-accidentelle, l’ASN s’est d’abord attachée à développer l’aspect post-accidentel lors de la réalisation des exercices nationaux et internationaux Synthèse des travaux du CODIRPA et propositions Par lettre du 5 mars 2008, l’ASN a adressé, au Premier ministre, une synthèse des travaux engagés par le CODIRPA ainsi que la synthèse des rapports réalisés par les groupes de travail. Les travaux qui se poursuivent sur la période qui s’étend de 2008 à 2010 permettront la mise en place d’un processus de concertation avec les parties prenantes au niveau local et national afin de confronter les propositions élaborées aux réalités de terrain. En outre, les travaux seront élargis à d’autres scénarios d’accidents (en particulier un scénario d’accident ayant lieu à l’étranger). Compte tenu de l’importance des travaux engagés, il a été constaté que les moyens investis par les structures déjà impliquées ont atteint leurs limites dans la configuration actuelle. Un renforcement de ces moyens paraît nécessaire pour poursuivre et approfondir les questions soulevées lors de la première phase des travaux. Revue Contrôleréalisée par l’ASN concernant la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire – Juillet 2008
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