235 CHAPITRE LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE 8 À l’issue des travaux engagés par ces deux groupes, le collège de l’ASN a décidé de nouvelles orientations et a proposé par courrier du 27 novembre 2007 adressé à la ministre de la Santé et des Sports de les mettre en œuvre. Ces orientations sont détaillées dans l’encadré ci-dessus. Par courrier du 9 janvier 2009, la ministre en charge de la santé a fait part de son assentiment sur ces propositions et a chargé l’ASN de prendre en compte et de mettre en œuvre ces nouvelles dispositions. Dans le cadre de ses missions d’information du public, l’ASN a mis en place en fin d’année 2008, un groupe de travail sur le dispositif global d’information des publics concernés pour assurer le succès de la campagne de distribution d’iode stable dans les zones PPI des centrales EDF concernées. 1⎮ 3 ⎮ 3 La prise en charge des victimes radiocontaminées Dans le cas d’un accident nucléaire ou radiologique, un pourcentage important de blessés pourrait être contaminé par des radionucléides. Cette contamination pourrait poser des problèmes de prise en charge spécifique par les équipes de secours. La circulaire n° 800/SGDN/PSE/PPS du 23 avril 2003 précise la doctrine nationale d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en œuvre des matières radioactives. Ces dispositions visent à orienter les services et les organismes chargés de la planification et de la conduite des situations d’urgence. Cette circulaire est en cours de révision. En collaboration avec la direction de l’hospitalisation et de l’offre de soins (DHOS) du ministère chargé de la Santé et des Sports, les services du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) de ce ministère, les spécialistes du SAMU de Paris, le Service de protection radiologique des armées (SPRA), l’IRSN, le CEA, EDF et des universités, l’ASN a élaboré et mis à jour en 2007 et 2008 un classeur de fiches réflexes intitulé «Intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique». Ce document rassemble toutes les informations utiles pour les intervenants médicaux qui seront en charge du ramassage et du transport des blessés comme pour les personnels hospitaliers qui les Synthèse des propositions des groupes de travail national et international relatifs à la protection des populations contre des rejets d’iodes radioactifs En cas de rejets d’iodes radioactifs impliquant plusieurs pays, il est proposé, dans les premières heures suivant un accident et dans l’attente d’une coordination internationale officielle, de disposer de références communes. Au-delà de l’ingestion de comprimés d’iode stable, c’est un ensemble cohérent d’actions de protection des populations auquel il est désormais proposé d’avoir recours pour prévenir l’apparition de cancers radio-induits. Ce dispositif inclut la mise à l’abri et à l’écoute, les restrictions de consommation et l’évacuation. Il suppose une information adéquate des populations et des acteurs concernés au premier rang desquels, les intervenants en situation d’urgence. Les dispositions existantes pour les jeunes et, par extension, les femmes enceintes doivent être renforcées. À cette fin, le niveau d’intervention en situation d’urgence radiologique relatif à la thyroïde doit être abaissé de 100 mSv à 50 mSv et une nouvelle forme galénique des comprimés d’iode stable, passant de 130 mg à 65 mg, doit être développée. Guide diffusé par l’ASN à destination des professionnels sur l’intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique – Octobre 2008
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