19 LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2008 sont également essentielles. Quels que soient les dispositifs qui permettent l’exploitation ou la maintenance des installations, des acteurs interviennent pour les mettre en œuvre, suivre leur fonctionnement, récupérer des informations et les traiter, contrôler et réparer les dispositifs. L’exploitant doit donc s’assurer, tout au long de la vie de l’installation, du maintien des compétences de son personnel mais aussi, compte tenu de politiques industrielles donnant une part importante aux prestations sous-traitées, du maintien des compétences chez les sous-traitants. L’ASN a examiné et jugé satisfaisante la démarche de management des compétences et d’habilitation du personnel. L’ASN a rappelé à EDF l’importance de poursuivre et renforcer les actions visant à assurer la pérennité des compétences sensibles pour la sûreté notamment en anticipant le renouvellement des compétences de façon à garantir leur disponibilité à tout moment aussi bien en interne qu’au sein de ses sous-traitants. LA PRISE DE POSITION DE L’ASN SUR L’EXPLOITATION DES RÉACTEURS DE 900 MÉGAWATTS En 2008, l’ASN a poursuivi l’examen de la capacité des réacteurs de 900 MWe d’EDF à être exploités jusqu’à leur quatrième visite décennale, c’est-à-dire jusqu’à environ 40 ans. Ces réacteurs sont les plus anciens d’EDF actuellement en fonctionnement en France, même s’ils sont plus récents que des réacteurs du même type en fonctionnement notamment en Suisse ou en Allemagne. Aux États-Unis, l’Autorité de sûreté américaine (la NRC) a donné son autorisation à la poursuite de l’exploitation d’une cinquantaine de réacteurs nucléaires jusqu’à leurs 60 ans. À ce stade, l’ASN considère que le programme de travail et l’organisation mis en place par l’exploitant sont globalement adaptés à l’objectif d’une exploitation des réacteurs jusqu’à 40 ans. L’ASN fera connaître courant 2009 sa position sur ce point pour ce qui concerne les aspects génériques, c’est-àdire communs à tous les réacteurs de 900 MWe. Puis, à l’issue de la troisième visite décennale de ces réacteurs, l’ASN prévoit, après la transmission par l’exploitant des rapports de réexamen de sûreté exigés par la loi, de se prononcer réacteur par réacteur sur la suffisance des modifications envisagées eu égard à l’état des installations vis-à-vis des phénomènes de vieillissement et aux améliorations de sûreté décidées. De plus, l’ASN pourra être amenée à prendre des prescriptions complémentaires pour encadrer les conditions de la poursuite d’exploitation, et, le cas échéant, prévoir un rendez-vous intermédiaire avant l’échéance de leur quatrième visite décennale. Ces visites décennales débuteront au cours du premier semestre 2009 pour le réacteur n° 1 du Tricastin et du second semestre 2009 pour le réacteur n° 1 de Fessenheim. PERSPECTIVES Au moment où débutent les troisièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe, l’ASN a constaté en 2008 qu’EDF a annoncé à différentes occasions son ambition d’exploiter les centrales nucléaires françaises significativement au-delà de 40 ans. L’ASN est disposée, pourvu que des éléments techniques probants lui soient fournis, à prendre position sur la possibilité d’une exploitation des réacteurs au-delà de leur quatrième visite décennale. Elle a toutefois rappelé à EDF qu’en l’état actuel, les dossiers de conception et de justification transmis ne couvrent que la période s’étendant jusqu’à la quatrième visite décennale des réacteurs. La centrale nucléaire de Calvert Cliffs dans le Maryland, États-Unis, a été mise en service en 1975
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