2⎮ 1 Le Laboratoire pour l’utilisation du rayonnement électromagnétique (LURE) Le Laboratoire pour l’utilisation du rayonnement électromagnétique (LURE), situé à Orsay (Essonne), est une installation de production de rayonnement synchrotron (rayons X puissants) pour des domaines très divers de la recherche. En juin 2002, l’exploitant a annoncé son intention d’arrêter définitivement l’exploitation de cet accélérateur de positons fin 2003, à l’exception de l’utilisation autonome du laser CLIO. La phase de cessation définitive d’exploitation, commencée en 2004, devrait s’achever à la fin 2008. L’exploitant a déposé à la fin de l’année 2006 le dossier de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement de l’installation; ce dossier, actuellement en cours d’instruction à l’IRSN, a fait l’objet d’une consultation des différents services de l’État. Le tout premier anneau de l’installation (anneau ACO), construit dans les années 1960, a été classé sur la liste «supplémentaire» des monuments historiques, au titre du patrimoine industriel. 2⎮ 2 Le Grand accélérateur national d’ions lourds (GANIL) Le GANIL, situé à Caen (Calvados), est conçu pour accélérer des ions lourds (du carbone à l’uranium) avec une énergie maximale de 100 MeV par nucléon. Afin de s’adapter aux exigences de la recherche à un niveau international, le GANIL a fait parvenir, en mai 2004, un dossier d’options de sûreté pour un nouveau projet, appelé SPIRAL 2 (création de nouvelles salles d’expériences avec un faisceau plus puissant). L’ASN a donné en juillet 2005 son accord sur les options de sûreté proposées par le GANIL moyennant la prise en compte d’un certain nombre de demandes. En parallèle, l’ASN a demandé au GANIL de procéder au réexamen de la sûreté de son installation. Afin de suivre l’état d’avancement de ces 2 dossiers (projet SPIRAL 2 et réexamen de sûreté), des réunions périodiques entre l’ASN et le GANIL ont eu lieu en 2007. Les problématiques de sûreté pour cette installation concernent principalement la gestion des accès et la protection contre l’incendie. 2⎮ 3 Le réacteur à haut flux de l’Institut LaueLangevin Le réacteur à haut flux (RHF) de l’Institut LaueLangevin, implanté à Grenoble, constitue une source de neutrons essentiellement utilisée pour des expériences dans le domaine de la physique du solide et de la physique nucléaire. La puissance maximale autorisée du 2 LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE HORS CEA Accélérateur GANIL à Caen 394 reprise des déchets anciens en vue de son démantèlement complet d’ici 2010. De plus, cette installation assure désormais le rôle d’installation support pour la prise en charge, avant évacuation vers les filières adéquates, des déchets générés par le démantèlement des installations du site de Grenoble. L’installation entrepose également des conteneurs de sodium et de mélange de sodium et de potassium, en attente de traitement. Le CEA a déposé en 2006 un dossier de demande d’autorisation de mise à l’arrêt définitif et démantèlement de la STED. 1⎮ 2 ⎮ 6 Les installations en démantèlement Le CEA s’est engagé dans une démarche d’arrêt définitif et de démantèlement de certaines installations, lorsque celles-ci sont en fin de vie ou lors qu’il ne souhaite pas les pérenniser, ou encore lorsqu’elles sont situées à proximité immédiate de grands centres urbains (cas des centres de Fontenay-aux-Roses et Grenoble en cours de dénucléarisation complète). Ces aspects sont traités au chapitre 15.
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