de recharges de type RFA dans les réacteurs de 900MWe. En outre, au vu des éléments présentés par EDF et du retour d’expérience satisfaisant, l’ASN a autorisé en 2006 la généralisation de l’assemblage combustible RFA Zirlo sur les réacteurs du palier de 1300 MWe. De même en 2007, l’ASN a autorisé la généralisation de l’assemblage RFA Zirlo sur les réacteurs du palier CPY. Ces assemblages se caractérisent par l’emploi de l’alliage Zirlo en tant que matériau de gainage des crayons combustibles et de structure des assemblages. 3⎮ 3 ⎮ 3 Les opérations de manutention du combustible Les opérations de manutention du combustible, qui permettent de remplacer les assemblages combustibles en fin de vie par des assemblages neufs, s’effectuent lorsque le réacteur est à l’arrêt et la cuve ouverte. Le rechargement du cœur nécessite la manutention sous eau d’assemblages combustibles entre la piscine du bâtiment combustible et celle du bâtiment réacteur pour les positionner en cuve conformément à un plan préétabli en suivant des séquences de rechargement prédéfinies. En 2007, l’ASN a examiné les dispositions mises en œuvre par EDF pour limiter le risque d’erreur de chargement et fiabiliser les opérations de manutention des assemblages combustibles. L’ASN a constaté que les dispositions techniques et organisationnelles mises en œuvre par les sites ne sont pas homogènes. Elle a demandé à EDF de généraliser à tous les réacteurs, les dispositions garantissant le meilleur niveau de sûreté, sauf impossibilité technique. 3⎮ 4 Les circuits primaire et secondaires Les circuits primaire et secondaires principaux (CPP et CSP) des réacteurs, regroupés sous le terme de «chaudière» et présentés au paragraphe 1⏐1⏐3, sont des appareils fondamentaux d’un réacteur. Fonctionnant à haute température et haute pression, et contribuant à toutes les fonctions fondamentales de sûreté – confinement, refroidissement, contrôle de la réactivité –, ils font l’objet d’une surveillance et d’une maintenance poussées de la part d’EDF ainsi que d’un contrôle approfondi de la part de l’ASN. La surveillance de l’exploitation de ces circuits est réglementée par l’arrêté du 10 novembre 1999, cité au paragraphe 2⏐2⏐1 du chapitre 3. D’une manière générale, l’ASN estime que l’état des CPP et CSP du parc de réacteurs français n’inspire pas d’inquiétude à court terme, mais que les phénomènes de vieillissement et de dégradation connus doivent être pris en compte et doivent faire l’objet de mesures appropriées dans le cadre de la préparation des troisièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe. 3⎮ 4 ⎮ 1 La surveillance des circuits Lors de la conception des circuits, le constructeur évalue comment les situations que connaîtra la chaudière pendant son fonctionnement vont l’endommager. Il prévoit alors des marges de conception suffisantes pour que les différents modes de dégradations identifiés, notamment les phénomènes de fatigue, ne conduisent pas à un affaiblissement de la sûreté de la chaudière. Afin de s’assurer que l’exploitant d’une centrale nucléaire s’est approprié les recommandations du constructeur et adapte en conséquence les conditions de son exploitation, la réglementation prévoit que soient constitués des «dossiers de référence» pour les circuits. L’exploitant doit en outre surveiller les circuits pendant leur exploitation et mettre en place un système documentaire qui regroupe les dossiers de référence et l’ensemble des faits qui ont marqué la vie de la chaudière. Les dossiers de référence L’arrêté du 10 novembre 1999 précité impose à l’exploitant de rassembler et de tenir à jour l’ensemble des élé334 Manutention du combustible en cuve
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