Rapport annuel de l'ASN 2007

plus importante: le mode graphie a été actionné au lieu du mode scopie. La division de Lyon de l’ASN a procédé, avec l’appui de l’IRSN, à une inspection réactive le 29 août 2007 afin d’établir précisément les circonstances de l’incident et d’analyser les mesures correctives prises par l’établissement. Cette inspection a été suivie d’une visite technique complémentaire le 19 septembre 2007 afin de réaliser une reconstitution de l’événement. À l’issue de l’inspection du 29 août, l’ASN a demandé à l’établissement de présenter les mesures préventives à mettre en place pour éviter que l’incident ne se renouvelle, notamment en termes de formation du personnel, d’organisation des services en cas de prêt de matériel et d’organisation de la radioprotection du personnel. Une évaluation des éventuelles conséquences radiologiques pour le patient et le personnel présent dans la salle d’examen au moment de l’acte est en cours. 5⎮ 3 La radioprotection du personnel médical 5⎮ 3 ⎮ 1 Dosimétrie Selon les données collectées par l’IRSN en 2006 (rapport IRSN «La radioprotection des travailleurs. Principaux éléments du bilan 2007 des activités de l’IRSN»), environ 151000 personnes travaillant dans le domaine des utilisations médicales des rayonnements ionisants – soit 54% du total des travailleurs exposés suivis, tous secteurs d’activités confondus – ont fait l’objet d’une surveillance dosimétrique de leur exposition. La radiologie médicale regroupe environ 67% des personnels médicaux exposés. Au total, plus de 98% des personnes surveillées en 2006 exerçant en médecine ou en dentisterie ont reçu une dose efficace annuelle inférieure à 1 mSv alors que 18 dépassements de la limite annuelle de 20mSv ont été enregistrés (28 en 2005). Ces dépassements se répartissent de la façon suivante: 15 en radiologie médicale, 1 en radiothérapie, 1 en radiologie dentaire et 1 en médecine du travail. Des enquêtes sont systématiquement engagées par l’ASN en relation avec la médecine du travail, en collaboration éventuellement avec l’inspection du travail, pour connaître au cas par cas l’origine de ces dépassements. Chaque cas de dépassement doit donner lieu à une déclaration d’événement significatif par l’exploitant de l’activité nucléaire à l’ASN et fait l’objet d’une investigation particulière, en relation avec le médecin du travail, en collaboration éventuellement avec l’inspection du travail, conformément à la circulaire du 16 novembre 2007 relative à la coordination de l’action des inspecteurs de la radioprotection et des inspecteurs et contrôleurs du travail en matière de prévention des risques liés aux rayonnements ionisants. 5⎮ 3 ⎮ 2 Organisation de la radioprotection Outre la surveillance dosimétrique, l’ASN a établi 5 autres indicateurs permettant d’évaluer l’organisation de la radioprotection des personnels. Ainsi, la présence d’une personne compétente en radioprotection (PCR) ou d’un service compétent en radioprotection (SCR) constitue un élément indispensable pour l’organisation de la radioprotection dans l’établissement. Cet indicateur est d’ores et déjà très satisfaisant puisque 86% des établissements évalués en 2007 possèdent une PCR et 7% d’entre eux un SCR. En revanche, bien que le taux d’établissements visités en 2007 ayant effectué les études de poste soit plus élevé qu’en 2006 (37% en 2007 contre 24% en 2006), le bilan reste mitigé. L’ASN souligne toutefois l’importance Bague thermoluminescente pour la radioprotection du personnel (mesure de la dose aux extrémités) 9 CHAPITRE UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 261

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