Rapport annuel de l'ASN 2007

expositions médicales est assez large. Par exemple, en radiologie, des mesures effectuées dans les mêmes conditions, pour un même examen réalisé dans trois hôpitaux (rapport de mission Bonnin/Lacronique, OPRI et SFR, mars 2001), ont mis en évidence des doses (doses à la surface d’entrée sur fantôme) variant d’un facteur 1 à 3 pour un examen lombaire (profil) ou d’un facteur 1 à 10 pour un examen cervical (profil). En médecine nucléaire, les activités administrées sont très variables d’un service à l’autre, d’un pays à l’autre. Même si les doses sont en général plus faibles qu’en radiologie, on peut trouver des variations qui ne sont pas toujours justifiées. Pour une scintigraphie de perfusion pulmonaire réalisée dans le cadre du diagnostic de l’embolie pulmonaire, l’activité administrée peut varier de 100 MBq (Pays-Bas) à 300 MBq (France), soit une variation de dose estimée délivrée de 1,2 mGy à 3,75 mGy. La présence dans les services d’une personne spécialisée en radiophysique médicale (PSRPM), compétente pour déterminer et garantir les doses délivrées, contribue au processus d’optimisation. Globalement, selon les sources ASN, seuls 64% des services pour lesquels les indicateurs ont été relevés disposent actuellement d’une PSRPM, tous services confondus (radiothérapie, radiologie, médecine nucléaire). Ce chiffre global traduit un défaut de personnel de cette qualification particulièrement dans les services de radiologie. Dans les services de radiothérapie la présence de la PSRPM, est obligatoire pendant les traitements. Une enquête ASN a été réalisée début 2007 pour identifier les besoins en PSRPM dans les services de radiothérapie. Les conclusions sont présentées ci-dessus. L’élaboration d’un plan de radiophysique médical qui s’impose pour tous les types d’application des rayonnements ionisants, prévu par l’arrêté du 19 novembre 2004, doit permettre au chef d’établissement et aux médecins d’identifier les moyens nécessaires pour le développement de la radiophysique médicale. Or, des progrès doivent encore être accomplis dans ce domaine puisque seuls 27% des établissements inspectés en 2007 possèdent un tel plan et 22% d’entre eux sont en train de l’élaborer. Dans les cas de la radiologie et de la médecine nucléaire, les niveaux de référence diagnostiques (NRD) permettent de mieux connaître et donc de mieux maîtriser les doses délivrées. Cependant, seuls 65% des services de médecine nucléaire, 8% des services de radiologie classique et 17% des services de scanographie ont transmis au moins une fois des informations sur les NRD au cours des trois dernières années (source IRSN). Enquête ASN Pour évaluer l’adéquation des effectifs en PSRPM à l’activité du service de radiothérapie, l’ASN a considéré les critères définis par la DHOS en 2002 et des valeurs guides publiées par l’EFOMP (European Federation of Organisations for Medical Physics) - en 1997. Il ressort des principales conclusions de l’enquête réalisée par l’ASN que 60 centres sur 160 centres ayant répondu, soit 40% des centres de radiothérapie, ne peuvent remplir le critère réglementaire de présence de la PSRPM pendant l’intégralité de la durée de traitement des patients. Globalement, cette enquête a montré un besoin d’environ 100 ETP en PSRPM et d’environ 100 ETP de techniciens associés (dosimétristes et manipulateurs en électroradiologie). Type d’actes Part approximative Contribution à la dose moyenne du nombre d’actes individuelle Radiologie conventionnelle 90% 36% Radiologie interventionnelle 1% 17% Scanographie 8% 40% Médecine nucléaire 1% 7% Tableau 3: contribution à la dose individuelle des actes de radiologie et de médecine nucléaire (source IRSN) 256

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