Tomographe à émission de positons à l’hôpital Tenon à Paris 9 CHAPITRE UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 247 lisé, sous la forme d’un sucre, le fluorodésoxyglucose (FDG), pour des examens de cancérologie. Son utilisation nécessite la mise en œuvre d’une caméra à scintillation adaptée à la détection des émetteurs de positons, appelé tomographe à émission de positons (TEP). La médecine nucléaire permet de réaliser de l’imagerie fonctionnelle. Elle est donc complémentaire de l’imagerie purement morphologique obtenue par les autres techniques d’imagerie: radiologie conventionnelle, scanner à rayons X, échographie ou imagerie par résonance magnétique (IRM). Afin de faciliter la fusion des images fonctionnelles et morphologiques, des appareils hybrides ont été développés: les TEP sont désormais systématiquement couplés à un scanner (TEPSCAN) et de plus en plus de services de médecine nucléaire s’équipent de gammacaméras couplées à un scanner (SPECT-CT). 2⎮ 1⎮ 2 Le diagnostic in vitro Il s’agit d’une technique d’analyse de biologie médicale - sans administration de radionucléides aux patients - permettant de doser certains composés contenus dans les fluides biologiques et notamment le sang préalablement prélevés sur le patient: hormones, médicaments, marqueurs tumoraux, etc. Cette technique met en œuvre des méthodes de dosage fondées sur les réactions immunologiques (réactions anticorps – antigènes marqués à l’iode 125), d’où le nom de radio-immunologie ou RIA (RadioImmunology Assay). Les activités présentes dans les kits d’analyse prévus pour une série de dosages ne dépassent pas quelques kBq. La radio-immunologie est actuellement fortement concurrencée par des techniques ne faisant pas appel à la radioactivité telles que l’immunoenzymologie. 2⎮ 1⎮ 3 La radiothérapie interne vectorisée La radiothérapie interne vectorisée vise à administrer un radiopharmaceutique émetteur de rayonnements ionisants qui délivrera une dose importante à un organe cible dans un but curatif ou palliatif. Certaines thérapies nécessitent l’hospitalisation des patients pendant plusieurs jours dans des chambres spécialement aménagées du service de médecine nucléaire jusqu’à élimination par voie urinaire de la plus grande partie du radionucléide administré. La protection radiologique de ces chambres est adaptée à la nature des rayonnements émis par les radionucléides. C’est en particulier le cas du traitement de certains cancers thyroïdiens après intervention chirurgicale. Ils sont réalisés par l’administration d’environ 4000 MBq d’iode 131. D’autres traitements peuvent être réalisés en ambulatoire. Ils consistent par exemple à traiter l’hyperthyroïdie par administration d’iode 131, les douleurs des métastases osseuses d’un cancer par le strontium 89 ou le samarium 153, la polyglobulie par le phosphore 32. On peut aussi réaliser des traitements des articulations grâce à des colloïdes marqués à l’yttrium 90 ou au rhénium 186. Enfin, la radio-immunothérapie, apparue plus
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=