récemment, permet de traiter certains lymphomes au moyen d’anticorps marqués à l’yttrium 90. 2⎮ 1⎮ 4 Les nouveaux traceurs en médecine nucléaire Depuis quelques années, des recherches visant à la mise au point de nouveaux traceurs radioactifs se développent en France et dans le monde. Elles concernent principalement la tomographie par émission de positons (TEP) et la radiothérapie interne vectorisée. L’installation de nombreuses caméras TEP a ouvert la voie à des recherches pour évaluer l’intérêt de nouveaux radiopharmaceutiques émetteurs de positons. De nombreuses recherches concernent des molécules marquées par le fluor 18 (FLT, F-DOPA, F-MISO, FES, FET, F-choline…), qui pourraient compléter le FDG, seul traceur couramment utilisé en TEP jusqu’à ce jour. Par ailleurs, de futures recherches devraient porter sur de nouveaux radionucléides émetteurs de positons. Un essai clinique concernant le gallium 68 (qui présente l’avantage d’être produit par un générateur comme le technétium 99m) devrait prochainement débuter. Dans le domaine de la radiothérapie interne vectorisée, la plupart des recherches en cours concernent la radio-immunothérapie (utilisation d’anticorps marqués par un radionucléide) à l’yttrium 90. De prochaines recherches pourraient concerner de nouveaux radionucléides émetteurs bêta (tel que le lutétium 177) ou alpha. Le radium 223, premier émetteur alpha à avoir été testé en France à partir de 2006 pour le traitement palliatif des métastases osseuses, fait actuellement l’objet d’un deuxième essai pour évaluer son efficacité dans le cadre d’un traitement curatif. L’utilisation de nouveaux radiopharmaceutiques en médecine nucléaire nécessite d’intégrer le plus en amont possible les exigences de radioprotection associées à leur utilisation. En effet, compte tenu des activités mises en jeu, des caractéristiques des radionucléides et des protocoles connus de préparation et d’administration, l’exposition des opérateurs, en particulier au niveau de leurs mains, pourrait atteindre ou dépasser les limites de doses fixées dans la réglementation. L’ASN a engagé, outre le rappel des exigences réglementaires, des actions de sensibilisation, notamment en incitant au développement de systèmes automatisés de préparation et/ou d’injection de ces produits radioactifs. 2⎮ 2 Chiffres clés: un nombre de services de médecine nucléaire stable Ce secteur d’activité totalise 239 unités de médecine nucléaire en fonctionnement regroupant les installations in vivo et in vitro (chiffres 2007). Le nombre d’unités de médecine nucléaire pratiquant du diagnostic in vivo et de la thérapie est globalement stable sur les deux dernières années. 60% d’entre elles sont implantées dans des structures publiques ou assimilées et 40% d’entre elles dans des structures privées. Après une période durant laquelle une partie des unités se sont dotées de TEP (2003-2006), le parc de TEP se stabilise: en 2007, 74 sont en service. La baisse d’activité de diagnostic in vitro utilisant des radionucléides se poursuit et se traduit dans certains cas par des fermetures ou des regroupements de laboratoires, ou par l’intégration de ces laboratoires dans des unités de médecine nucléaire. La médecine nucléaire représente environ 500 praticiens spécialistes dans cette discipline auxquels il conviendrait Source de TI 201 dans un protège-seringue plombé 248
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