Rapport annuel de l'ASN 2007

En 2007, l’ASN a notifié 227 décisions relatives à l’utilisation des scanners (autorisations de mise en service ou de renouvellement, notifications d’annulation). Le parc radiologique français comporte 855 installations de scanographie (chiffres 2007). Il est à noter que ce décompte intègre les appareils destinés à la simulation en radiothérapie. Globalement, dans le domaine du radiodiagnostic, il faut souligner que les professionnels intègrent en 2007 plus largement la radioprotection dans leur pratique quotidienne en prenant davantage en compte la sécurité des travailleurs (personne compétente en radioprotection, surveillance dosimétrique des personnels susceptibles d’être exposés, délimitation des zones réglementées…) mais aussi du patient (optimisation, justification). L’ASN les accompagne, en particulier les médecins radiologues, dans cette démarche en mettant à leur disposition divers dispositifs (guides d’interprétation de la réglementation…) et en promouvant les bonnes pratiques (guides de bon usage des examens d’imagerie médicale, de procédures radiologiques…) établis sous l’égide de la Société Française de Radiologie. 2⎮ 1 Présentation des activités de médecine nucléaire La médecine nucléaire regroupe toutes les utilisations de radionucléides en sources non scellées à des fins de diagnostic ou de thérapie. Les utilisations diagnostiques se décomposent en techniques in vivo, fondées sur l’administration à un patient de radionucléides, et en applications exclusivement in vitro. 2⎮ 1⎮ 1 Le diagnostic in vivo Cette technique consiste à étudier le métabolisme d’un organe grâce à une substance radioactive spécifique – appelée radiopharmaceutique – administrée à un patient. La nature du radiopharmaceutique, qui a un statut de médicament, dépend de l’organe étudié. Le radionucléide peut être utilisé soit directement soit fixé sur un vecteur (molécule, hormone, anticorps…). À titre d’exemple, le tableau 2 présente quelques-uns des principaux radionucléides utilisés dans diverses explorations. Le technétium 99m, livré dans les services de médecine nucléaire sous forme d’un générateur, est de loin le radionucléide le plus employé. Sa courte période radioactive (6 heures) et la faible énergie de son rayonnement gamma permettent d’optimiser la dose reçue par le patient. L’activité administrée à un patient pour un examen est de l’ordre de quelques centaines de mégabecquerels (MBq). La localisation dans l’organisme de la substance radioactive administrée se fait par un détecteur spécifique – appelé caméra à scintillation ou gamma-caméra – qui est constitué d’un cristal d’iodure de sodium couplé à un système d’acquisition et d’analyse par ordinateur. Cet équipement permet d’obtenir des images du fonctionnement des organes explorés (ou scintigraphie). S’agissant d’images numérisées, une quantification des processus physiologiques peut être réalisée ainsi qu’une reconstruction tridimensionnelle des organes, selon le même principe que pour le scanner à rayons X. Le fluor 18, radionucléide émetteur de positons de 110 minutes de période, est aujourd’hui couramment uti2 LA MÉDECINE NUCLÉAIRE Type d’exploration Radionucléides utilisés Métabolisme thyroïdien Iode 123, technétium 99m Perfusion du myocarde Thallium 201, technétium 99m Perfusion pulmonaire Technétium 99m Ventilation pulmonaire Krypton 81m, technétium 99m Processus ostéo-articulaire Technétium 99m Oncologie – Recherche de métastases Fluor 18 Tableau 2: quelques-uns des principaux radionucléides utilisés dans diverses explorations en médecine nucléaire 246

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=