3 LES IONISATEURS, LES ATELIERS DE MAINTENANCE ET LES AUTRES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES 3 1 Les installations industrielles d’ionisation Les installations industrielles d’ionisation sont destinées à assurer le traitement par rayonnement gamma (sources de cobalt 60 principalement) de matériel médical (stérilisation) ou de produits alimentaires. Un ionisateur est constitué d’une casemate en béton dans laquelle ont lieu les opérations d’ionisation. À l’intérieur de cette casemate, les sources sont entreposées dans une piscine. Elles sont extraites de la piscine à distance et automatiquement lors d’une opération d’ionisation. Elles redescendent dans la piscine après l’opération et avant toute intervention des opérateurs dans la casemate. Tout risque d’irradiation dans la casemate est alors écarté. De telles installations existent à Pouzauges (Vendée), Marseille (Bouches-du-Rhône), Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) et Dagneux (Ain). Les problématiques de sûreté concernent surtout la gestion des accès sur lesquels l’ASN se montre particulièrement vigilante notamment en regard du retour d’expérience d’exploitation d’installations similaires en Europe. Par lettre du 30 juin 2006, la société ISOTRON France a déposé une demande d’autorisation pour créer une installation nucléaire de base (INB), dénommée GAMMATEC, sur le site de Marcoule. Cette nouvelle installation serait pour le groupe ISOTRON la seconde en France, la première étant actuellement exploitée à Marseille. La vocation principale de cette installation, qui mettrait en œuvre des sources scellées de cobalt 60, serait de traiter par ionisation des dispositifs médicaux. 3 2 Les ateliers de maintenance Trois installations nucléaires de base assurent spécifiquement des activités de maintenance nucléaire en France. Il s’agit de: –l’atelier de la SOMANU (Société de maintenance nucléaire) à Maubeuge (Nord), qui est spécialisé dans la réparation, l’entretien et l’expertise de matériels provenant principalement des circuits primaires des réacteurs à eau sous pression et de leurs auxiliaires, à l’exclusion d’éléments combustibles; –l’installation d’assainissement et de récupération de l’uranium de la Société auxiliaire du Tricastin (SOCATRI) située à Bollène (Vaucluse), qui assure des activités de maintenance, d’entreposage et d’assainissement de matériels provenant de l’industrie nucléaire et d’entreposage de déchets pour le compte de l’ANDRA; –la Base chaude opérationnelle du Tricastin (BCOT), également située à Bollène, qui effectue des opérations de maintenance et d’entreposage de matériels contaminés des REP, à l’exclusion des éléments combustibles. L’atelier de traitement de surface, situé dans la partie non nucléaire de l’installation de la SOCATRI à Bollène, a été à l’origine en 1998 d’une pollution de la nappe phréatique par du chrome hexavalent. Les opérations d’assainissement, ordonnées par arrêté du 26 novembre 1998, visant à pomper les eaux de la nappe pour dépollution par un système de traitement sur résines échangeuses d’ions, se poursuivent, en vue d’atteindre les seuils fixés par l’arrêté précité. 400
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