Les opérations de production, depuis le cisaillage jusqu’aux produits finis, mettent en œuvre des procédés chimiques et génèrent des effluents gazeux et liquides. Ces opérations génèrent également des déchets dits «de structure». Les effluents gazeux se dégagent principalement lors du cisaillage des gaines et pendant l’opération de dissolution à l’ébullition. Le traitement de ces rejets s’effectue par lavage dans une unité de traitement des gaz. Certains gaz radioactifs résiduaires, en particulier le krypton, sont contrôlés avant d’être rejetés dans l’atmosphère. Les effluents liquides sont traités et généralement recyclés. Certains radionucléides, tels que l’iode et les produits les moins actifs, sont dirigés, après contrôle, dans l’émissaire marin de rejet en mer. Les autres sont dirigés vers des ateliers où ils seront incorporés dans une matrice solide (verre ou bitume). Le conditionnement des déchets solides est effectué sur le site. Deux méthodes sont utilisées: le compactage et l’enrobage dans du ciment. Conformément à l’article L.542-2 du code de l’environnement relatif à la gestion des déchets radioactifs, les déchets radioactifs issus des combustibles irradiés d’origine étrangère sont réexpédiés à leurs propriétaires. Les déchets radioactifs issus des combustibles irradiés des réacteurs français sont envoyés au Centre de stockage de Soulaines (Aube) ou entreposés en l’attente d’une solution pour leur stockage définitif. 2 4 2 Le domaine de fonctionnement des usines La révision des décrets d’autorisation de création des installations nucléaires du site de La Hague, qui a abouti le 10 janvier 2003, est une décision technique destinée à permettre l’évolution des activités des installations dans des conditions satisfaisantes de sûreté et de protection de l’environnement, et correctes sur le plan réglementaire. En effet, les éléments combustibles de référence dont le traitement était envisagé au moment de la publication des anciens décrets sont assez éloignés des produits actuellement chargés en réacteurs, cette différence ne pouvant que s’accroître à l’avenir. Cette révision était donc nécessaire pour gérer les flux actuels de combustibles. Les modifications autorisées conjuguent par ailleurs une sûreté nucléaire améliorée et un plus grand respect de l’environnement au sens de l’utilisation des meilleures techniques disponibles. 370 Piscine d’entreposage des combustibles usés en provenance des centrales nucléaires
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