(période de l’année, existence d’un traitement anti-amibien…). Elles peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers voire plus d’un million d’unités formant colonie par litre (UFC/l, unité traduisant le dénombrement des micro-organismes par unité de volume) pour les centrales ne disposant pas d’un traitement anti-amibien: Belleville, Cattenom, Chinon, Cruas, Dampierre (réacteurs 2 et 4) et SaintLaurent-des-Eaux. Elles restent inférieures à cent mille UFC/l sur Bugey, Chooz, Civaux, Dampierre (réacteur 1 et 3), Golfech et Nogent-sur-Seine. Ainsi, le traitement à la monochloramine utilisé contre les amibes est également efficace contre les légionelles. Pour renforcer la prévention du risque de légionellose, l’ASN, en liaison avec la Direction générale de la santé (DGS), a fixé à EDF, par lettre en date du 28 janvier 2005, les niveaux de concentration en légionelles à ne pas dépasser dans les circuits de refroidissement des centrales nucléaires, ainsi que les exigences en matière de surveillance des installations. En parallèle et en liaison avec la Direction générale de la santé et la Direction de la prévention et des pollutions et des risques, l’ASN a saisi, en 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) afin de recueillir son avis sur l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés à la présence de légionelles dans les circuits de refroidissement des centrales nucléaires. Cet avis doit permettre à l’ASN de mieux apprécier les études réalisées par EDF et sa stratégie générale en matière de prévention des risques et de surveillance. Sur la base d’une première expertise remise par l’AFSSET en avril 2006, l’ASN a demandé à EDF d’approfondir son analyse sur plusieurs points: –la démonstration du caractère spécifique des grandes tours des centrales nucléaires par rapport aux tours classiques en ce qui concerne les concentrations en légionelles dans l’environnement résultant de la dispersion du panache; –le renforcement des dispositions de surveillance des installations; –l’examen des moyens permettant de réduire autant que possible le développement des légionelles dans les circuits de refroidissement; –l’exploitation des résultats d’études épidémiologiques. Parallèlement, l’AFSSET poursuit son expertise et examine en particulier l’impact sanitaire et environnemental des traitements biocides supplémentaires qui pourraient être mis en œuvre pour réduire davantage les concentrations en légionelles. Les niveaux de concentrations en légionelles dans les grandes tours de refroidissement des CNPE Les niveaux de concentration en légionelles à ne pas dépasser dans les circuits de refroidissement des circuits secondaires sont de 5.106 UFC/l pour les centrales nucléaires munies d’aéroréfrigérants de grande taille (150 m de hauteur environ), et de 5.105 UFC/l pour la centrale nucléaire de Chinon dont les tours de refroidissement sont de taille plus modeste (28 m). Pour les circuits autres que le circuit de refroidissement du circuit secondaire (circuits de climatisation par exemple), il est demandé l’application des prescriptions en vigueur pour les installations classées. La centrale nucléaire de Chinon est dotée depuis la fin de l’été 2005 d’une nouvelle unité de traitement à la monochloramine, cette fois utilisée pour traiter les légionelles. Cette installation, qui a nécessité la mise à jour de l’arrêté d’autorisaiton de rejets, permet à l’exploitant de respecter le niveau de concentration en légionelles de 5.105 UFC/l. Pour les autres centrales dépourvues de traitements spécifiques, la valeur de 5.106 UFC/l est respectée par les mesures préventives usuellement mises en place par EDF afin de limiter le développement du biofilm (couche formée de micro-organismes colonisant la surface en contact avec l’eau des circuits). 346
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