345 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 L’ASN a engagé l’examen des études remises par EDF pour améliorer, à terme, la conception et l’exploitation des bâtiments d’entreposage ou de traitement des déchets des centrales nucléaires. EDF a en outre réalisé des travaux d’amélioration de ces bâtiments en 2004. Les analyses de sûreté relatives à ces bâtiments montrent cependant des insuffisances dans l’évaluation des risques en raison de l’absence de référentiel précis décrivant le domaine de fonctionnement des activités liées à la collecte, au traitement ou à l’entreposage de déchets dans ces bâtiments. Enfin, les campagnes d’inspection menées par l’ASN en 2005 et 2006 sur les thèmes relatifs à la gestion des déchets dans les centrales nucléaires ont mis en évidence la prise de conscience par l’exploitant que des améliorations dans la gestion des déchets s’avéraient indispensables et nécessitaient un contrôle attentif des installations et des quantités de déchets qui y sont présentes. Dans les faits cependant, ces inspections ont montré que les conditions d’exploitation conduisaient à un encombrement parfois important des installations en raison par exemple de difficultés rencontrées par les sites dans l’évacuation des déchets (dysfonctionnement de certaines presses à compacter, production de colis non conformes, résorptions des stocks). Ces inspections ont par ailleurs montré l’absence de définition précise des domaines de fonctionnement des activités se déroulant dans ces bâtiments. En 2006, l’ASN a demandé à EDF de définir un nouveau référentiel d’exploitation relatif à la gestion des déchets dans les bâtiments BAN, BAC et BTE afin de remédier à cette situation et d’assurer la disponibilité des équipements de conditionnement. L’ASN a demandé que ce référentiel s’appuie sur une analyse de risques exhaustive. L’ASN examinera en 2007 ce nouveau référentiel. 4 4 La protection contre les autres risques et nuisances 4 4 1 Le risque microbiologique Cas des amibes Le condenseur est un échangeur thermique qui permet d’assurer le refroidissement du circuit secondaire par l’eau prélevée dans le fleuve. Les échangeurs les plus anciens sont en laiton et les plus récents en acier inoxydable ou en titane car ils entraînent moins de rejets de métaux par usure que le laiton qui génère quant à lui des rejets de cuivre et de zinc. En revanche, les amibes ne se développent pas dans les circuits munis de condenseurs en laiton en raison d’un effet toxique du cuivre sur ces micro-organismes. Afin de respecter la valeur limite fixée par les autorités sanitaires de 100 Nf/l (amibes du type Naegleria fowleri par litre) dans le milieu naturel, les centrales du Bugey, de Chooz, Dampierre (réacteurs 1 et 3), Golfech et Nogent-sur-Seine font l’objet d’un traitement à la monochloramine. Les rejets des substances chimiques sont quant à eux réglementés par des arrêtés interministériels qui limitent les quantités de produits rejetés. La centrale de Civaux fait quant à elle l’objet d’un traitement par rayons ultraviolets des eaux de refroidissement rejetées en raison de la plus forte sensibilité de la Vienne aux rejets issus d’un traitement chimique. Par ailleurs, la recherche de solutions alternatives au traitement par voie chimique fait l’objet d’un programme d’études de la part d’EDF. Cas des légionelles Les concentrations en légionelles dans les circuits de refroidissement des circuits secondaires des centrales nucléaires pourvues de tours aéroréfrigérantes sont variables et dépendent de facteurs divers
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