337 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 3 8 D’autres sujets 3 8 1 Les équipements sous pression Les équipements sous pression, par l’énergie qu’ils sont susceptibles de libérer en cas de défaillance, indépendamment du caractère éventuellement dangereux du fluide qui serait alors relâché, présentent des risques qu’il convient de prévenir. Ces équipements (récipients, échangeurs, tuyauteries…) sont aussi présents dans de nombreuses industries telles que la chimie, le traitement du pétrole, les papeteries et l’industrie du froid. De ce fait, ils sont soumis à une réglementation établie par le ministère en charge de l’industrie qui impose les prescriptions en vue d’assurer leur sécurité, pour leur fabrication d’une part, pour leur exploitation d’autre part. Parmi ces équipements, ceux qui sont susceptibles d’émettre des rejets radioactifs en cas de défaillance ont été définis dans l’arrêté du 12 décembre 2005. En complément des exigences applicables aux équipements sous pression conventionnels et des textes déjà existants pour les circuits primaire et secondaire principaux des réacteurs, cet arrêté soumet les équipements sous pression nucléaires à des exigences complémentaires de sécurité. Les fabricants et les exploitants disposent d’un délai de cinq ans pour le mettre en œuvre. Le contrôle de l’application des règlements pour ce qui concerne l’exploitation des équipements sous pression des réacteurs nucléaires, y compris ceux de l’îlot conventionnel, est réalisé par l’ASN. Il consiste à s’assurer, par des actions sur site notamment, que l’exploitant, premier responsable de la sécurité de ses équipements, applique les dispositions qui lui sont imposées. Parmi les actions effectuées en 2006 par l’ASN, figurent entre autres les audits de reconnaissance et les visites de Ensablement de la prise d’eau du CNPE de Chinon Le 30 décembre 2005, la centrale nucléaire de Chinon a informé l’ASN d’un ensablement partiel de son canal d’amenée. Le canal d’amenée sert à acheminer l’eau de la Loire vers les réacteurs nucléaires pour en permettre le refroidissement. Ce canal est relié au fleuve par l’intermédiaire de trois galeries souterraines conduisant l’eau depuis un captage situé dans le lit de la Loire, à quelques dizaines de mètres du canal lui-même. Une seule galerie est ouverte en fonctionnement normal. La masse de sable détectée se situait dans le canal, et encombrait les deux galeries fermées, la galerie en fonctionnement offrant quant à elle un débit normal. Des opérations de dragage ont été décidées afin de sécuriser la prise d’eau. Au cours de ces opérations, si l’ensablement avait affecté la troisième galerie, un déversoir direct existant entre la Loire et le canal, non sensible à l’ensablement, aurait été ouvert pour alimenter le canal en eau. Pour compléter ce dispositif, l’exploitant a mis en place des pompes mobiles entre la Loire et le canal, permettant d’alimenter ce dernier dans l’éventualité d’une augmentation de l’ensablement des galeries lors des mouvements de sable occasionnés par le dragage. L’ASN a suivi de façon étroite le déroulement de ces opérations. Elle a notamment effectué une inspection sur site le 2 janvier 2006, afin de contrôler les dispositions prises par l’exploitant avec l’appui de la protection civile, en particulier l’organisation mise en place pour faire face à une éventuelle augmentation de l’ensablement des galeries. L’extraction de 30000 m3 de sable a permis au site de retrouver une configuration normale de sa prise d’eau. Par ailleurs, des études ont été initiées par EDF pour rechercher les cause de cet ensablement de manière à en tirer un retour d’expérience qui pourra bénéficier aux autres sites.
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