461 CHAPITRE LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET LES AUTRES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES 14 l’IRSN et dans lesquels divers partenaires français ou étrangers sont parties prenantes (exploitants nucléaires, appuis techniques d’autorité de sûreté, etc.). Pour les besoins de nouveaux programmes de recherche, la boucle au sodium du réacteur a été remplacée par une boucle à eau. La vocation du réacteur CABRI sera en effet la réalisation d’essais destinés à déterminer le comportement de combustibles à taux de combustion élevés en situations accidentelles représentatives de celles qui pourraient être rencontrées dans un réacteur à eau sous pression. Parallèlement à cette modification, le CEA a procédé au réexamen de sûreté de l’installation dans la perspective de la poursuite de son fonctionnement pendant une vingtaine d’années. La première divergence de l’installation modifiée et la réalisation du premier essai expérimental seront deux étapes soumises à l’autorisation de l’ASN. En vue de prononcer ces autorisations, l’ASN examinera les conditions dans lesquelles se dérouleront les essais de démarrage puis s’assurera que leurs résultats permettent de confirmer la conformité de l’installation à sa démonstration de sûreté. À cet égard, l’exploitant devra avoir répondu de façon satisfaisante aux demandes qui lui ont été formulées à la suite de l’examen du rapport de sûreté. En 2009, l’ASN a rappelé au CEA qu’il devait s’attacher à transmettre les dossiers attendus dans des délais compatibles avec leur instruction, compte tenu de ses objectifs de planification. • Le réacteur PHÉBUS (Cadarache) Le réacteur PHÉBUS constitue l’un des outils du CEA pour l’étude des accidents graves pouvant affecter les réacteurs à eau sous pression (REP) sur la base d’essais, conçus et financés par l’IRSN. Ce dernier a néanmoins annoncé sa volonté de cesser la réalisation de nouveaux programmes dans ce réacteur. Depuis 2004, des travaux d’assainissement et de démantèlement des circuits expérimentaux issus de la dernière expérience effectuée se poursuivent. L’ASN a demandé au CEA de lui faire connaître rapidement sa stratégie sur le devenir de cette INB, afin d’enclencher les procédures réglementaires et de sûreté concernant soit un démantèlement soit une modification de l’installation pour y opérer de nouvelles activités. e) Les réacteurs d’enseignement • Le réacteur ULYSSE (Saclay) Le réacteur ULYSSE était principalement consacré à des activités d’enseignement et à des travaux pratiques. En février 2007, l’installation est entrée dans une phase de préparation à la mise à l’arrêt définitif. La demande de démantèlement de l’installation, transmise durant l’été 2009, est en cours d’instruction par l’ASN. f) Les réacteurs prototypes • Le réacteur PHÉNIX (Marcoule) Le réacteur PHÉNIX, construit et exploité par le CEA en collaboration avec EDF, est un réacteur de démonstration de la filière dite à neutrons rapides. Il est implanté à Marcoule (Gard). Sa construction a débuté en 1968, sa première divergence a été effectuée le 31 août 1973. Sa puissance nominale est de 563 MWth. Par ses caractéristiques et ses performances, cette installation constitue un outil considéré comme indispensable par le CEA pour mener à bien les programmes de recherche sur la combustion du plutonium (programme CAPRA) et l’incinération des actinides (programme SPIN). Ces programmes de recherche s’inscrivent dans le cadre de l’article L. 542-1 à L.542-14 du code de l’environnement relatif aux recherches sur les déchets radioactifs. Vue de l’intérieur de la boucle à eau sous pression du réacteur CABRI à Cadarache (Bouches-du-Rhône) Bâtiment abritant le réacteur PHÉBUS à Cadarache (Bouches-du-Rhône)
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=