459 CHAPITRE LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET LES AUTRES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES 14 techniques de mesures neutroniques. Cette installation, dont le dernier réexamen de sûreté a fait l’objet de la réunion du groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires en mars 2006, est arrêtée pour la réalisation de travaux de mise en conformité depuis 2007. Ces travaux n’ont cependant toujours pas débuté, l’exploitant souhaitant diminuer leurs coûts et réévaluer sa stratégie de pérennisation de ses différents réacteurs. Le cœur du réacteur a été complètement déchargé et l’installation est maintenue dans un état sûr. Son redémarrage sera soumis à l’autorisation de l’ASN. Cette autorisation sera prise sur la base de l’analyse d’un rapport de sûreté et fera l’objet de la consultation du groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires. • Les réacteurs ÉOLE et MINERVE (Cadarache) Le réacteur ÉOLE est un réacteur destiné aux études neutroniques de cœurs de réacteurs à eau légère. Il permet de reproduire, à échelle très réduite, un flux neutronique élevé grâce à des cœurs expérimentaux représentatifs de cœurs de réacteurs de puissance à eau pressurisée ou eau bouillante. Le réacteur MINERVE, situé dans le même hall que le réacteur ÉOLE, est consacré à la mesure des sections efficaces par oscillation d’échantillons permettant une mesure de la variation de réactivité. Le CEA ayant fait connaître sa volonté de poursuivre de façon pérenne l’exploitation des installations ÉOLE et MINERVE, l’ASN a examiné en 2007 le dossier d’orientations du réexamen de sûreté. Toutefois, le dossier final de réexamen, attendu par l’ASN en 2009, n’a pas encore été transmis compte tenu de la réflexion stratégique actuellement menée par le CEA sur la pérennisation de ses installations. Quels que soient les choix retenus par l’exploitant, ceux-ci devront être présentés à court terme et le réexamen achevé rapidement pour pouvoir poursuivre l’exploitation de ces réacteurs. b) Les réacteurs d’irradiation •Le réacteur OSIRIS et sa maquette critique ISIS (Saclay) Le réacteur OSIRIS, de type piscine et d’une puissance autorisée de 70 MWth, est principalement destiné à la réalisation d’irradiations technologiques de matériaux de structure et de combustibles pour différentes filières de réacteurs de puissance. Il est également utilisé pour quelques applications industrielles, en particulier, la production de radioéléments à usage médical. Sa maquette critique, le réacteur ISIS, sert aujourd’hui essentiellement à des activités de formation. Le CEA s’est engagé à cesser définitivement l’exploitation du réacteur OSIRIS au plus tard en 2015. Pour poursuivre l’exploitation jusqu’à cette échéance, il a proposé un programme de travaux de rénovation et d’amélioration de la sûreté de l’installation. Sa réalisation doit être achevée avant la fin de l’année 2010. L’ASN se prononcera alors sur la poursuite d’exploitation de l’installation. Cette décision tiendra compte des conclusions de l’analyse en cours du dossier de réexamen de sûreté de l’INB que l’exploitant a communiqué à l’ASN en 2009. Le réacteur OSIRIS faisant partie de la chaîne de production de radioéléments artificiels à usage médical, notamment de technétium 99, l’ASN a jugé nécessaire que soient anticipées dés que possible les répercussions potentielles de son arrêt en 2015. Cette démarche s’avère d’autant plus nécessaire que plusieurs événements qui ont conduit, en 2008 et 2009, à l’arrêt d’autres réacteurs étrangers, HFR de Petten (Pays-Bas) et NRU à Chalk River (Canada) ont mis en lumière la fragilité de la chaîne complexe de production de ces radioéléments et le risque de difficultés d’approvisionnement du milieu médical. L’ASN a ainsi organisé en janvier 2009 un séminaire sur ce sujet en réunissant les autorités de sûreté étrangères Cœur du réacteur MASURCA à Cadarache (Bouches-du-Rhône) Opérateur travaillant sur le cœur du réacteur EOLE à Cadarache (Bouches-du-Rhône) Vue de la piscine du réacteur OSIRIS à Saclay (Essonne)
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