413 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 détectées font l’objet de demandes d’informations complémentaires auprès de l’exploitant. Les résultats de 2009 concernant les rejets d’effluents radioactifs sont présentés dans les graphiques 8 et 9. Le graphique 8 «rejets radioactifs liquides» présente les rejets en 2009, par paire de réacteurs, en tritium liquide et hors tritium liquide (carbone 14, iode 131, nickel 63 et autres radionucléides émetteurs bêta et gamma). Le graphique 9 «rejets radioactifs gazeux» présente les rejets en 2009, par paire de réacteurs, en gaz (carbone 14, tritium et gaz rares) et en halogènes et aérosols (iode et autres radionucléides émetteurs bêta et gamma). L’impact radiologique des rejets L’impact radiologique calculé des rejets maximaux figurant dans les dossiers de demandes d’autorisations d’EDF sur le groupe de population le plus exposé est bien en deçà de la limite dosimétrique admissible pour le public. Ainsi, la dose efficace annuelle délivrée au groupe de référence de la population figurant dans les demandes d’autorisation de rejets d’effluents et de prélèvements d’eau d’EDF est estimée de quelques microsieverts à quelques dizaines de microsieverts par an. À titre d’exemple, la dose efficace annuelle correspondant aux valeurs limites demandées par EDF pour le renouvellement des autorisations de la centrale nucléaire de Civaux, a été évaluée à 22 µSv par an. Les rejets réels en 2009 de la centrale nucléaire de Civaux ayant été inférieurs aux limites de rejets imposées, la dose efficace annuelle réelle en 2009 est inférieure à cette valeur. 4⎮ 3 Contrôler la gestion des déchets technologiques Les opérations de gestion des déchets La majeure partie des opérations associées à la gestion des déchets issus de l’exploitation et de la maintenance des réacteurs nucléaires est réalisée dans les bâtiments des auxiliaires nucléaires (BAN), les bâtiments des auxiliaires de conditionnement (BAC) et les bâtiments de traitement des effluents (BTE). À la suite d’inspections ayant mis en évidence une gestion des déchets non satisfaisante vis-à-vis du confinement des matières radioactives, de la protection contre l’incendie et de la radioprotection, l’ASN a demandé à EDF d’améliorer la gestion des déchets sur les sites et de définir un référentiel d’exploitation relatif à la gestion des déchets dans les bâtiments BAN, BAC et BTE. EDF a engagé un état des lieux des bâtiments, une comparaison entre les pratiques actuelles et celles définies à la conception ainsi qu’une diminution progressive des quantités de déchets entreposés dans ces bâtiments. En 2009, EDF a achevé son référentiel de gestion des déchets, qui doit maintenant être mis en œuvre par les sites. L’ASN a constaté les efforts faits par EDF en matière de conditionnement et d’évacuation pour réduire les quantités de déchets entreposés et va maintenant s’assurer de la poursuite des actions de désentreposage et de la déclinaison du référentiel de gestion des déchets sur le terrain. Les déchets sans filières Un certain nombre de déchets provenant des zones contaminantes (zones surveillées, zones contrôlées), tels que les piles, les appareils électroniques, sont actuellement sans filière d’évacuation. La plupart de ces déchets ont été produits dans un passé ancien. Des optimisations sur l’orientation des déchets vers les filières conventionnelle ou nucléaire et la classification des déchets ont permis depuis de minimiser la production de certains de ces déchets, dont les piles et les éclairages électroluminescents. L’ASN a demandé à EDF d’établir un état des lieux de la situation du parc afin de disposer d’un inventaire des types de déchets concernés et d’une estimation des quantités présentes sur les sites au regard des capacités d’entreposage. EDF a engagé des actions avec l’ANDRA afin d’élaborer des dossiers d’acceptation. Ces échanges devront se poursuivre en 2010. Enfin, la quantité de déchets électroniques étant amenée à augmenter en raison d’une utilisation accrue d’équipements, de matériels et de composants électroniques, l’ASN a demandé à EDF de mener dès à présent les investigations nécessaires pour estimer les quantités futures de déchets. 4⎮ 4 Renforcer la protection contre les autres risques et les nuisances 4⎮ 4 ⎮ 1 Maîtriser le risque microbiologique La gestion du risque bactériologique dans les centrales nucléaires est un enjeu sanitaire en raison de la gravité des infections potentielles mais également un enjeu environnemental au regard des impacts des rejets induits par les traitements biocides (traitements détruisant les microorganismes). Cas des amibes Comme présenté au point 1⏐1⏐1, le condenseur est un échangeur thermique qui permet d’assurer le refroidissement des circuits secondaires. Les échangeurs les plus anciens sont en laiton, les plus récents en acier inoxydable ou en titane car ils entraînent moins de rejets de métaux par usure que le laiton (à l’origine de rejets de cuivre et de zinc).
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