59 CHAPITRE LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES: RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT 1 pour la première fois franchi en 2008. La dose collective, composée de la somme des doses individuelles, est en régression (environ – 55 %) depuis 1996 alors que les effectifs surveillés ont progressé d’environ 30%. La démarche d’optimisation mise en place par les exploitants nucléaires au cours des années’90 explique cette évolution positive (voir diagrammes 4 et 5). Le nombre de travailleurs surveillés dont la dose annuelle a dépassé 20 mSv est également en nette diminution (voir diagramme 6). Chaque cas de dépassement doit donner lieu à une déclaration d’événement significatif par le responsable de l’activité nucléaire à l’ASN et fait l’objet d’une investigation particulière, en relation avec le médecin du travail, en collaboration éventuellement avec l’inspection du travail, conformément à la circulaire du 16 novembre 2007 relative à la coordination de l’action des inspecteurs de la radioprotection et des inspecteurs et contrôleurs du travail en matière de prévention des risques liés aux rayonnements ionisants. 3⎮ 2⎮ 2 L’exposition des travailleurs aux rayonnements naturels renforcés Il n’existe pas de système de surveillance des expositions pour les personnes travaillant dans des activités engendrant un renforcement de l’exposition aux rayonnements naturels. Les études publiées au niveau international montrent cependant des expositions pouvant aller de quelques millisieverts à quelques dizaines de millisieverts par an. L’exposition des travailleurs aux rayonnements naturels renforcés résulte soit de l’ingestion de poussières de matières riches en radionucléides (phosphates, minerais métallifères), soit de l’inhalation de radon, formé par la décroissance de l’uranium (entrepôts mal ventilés, thermes) ou encore de l’exposition externe due aux dépôts dans des procédés (tartre se formant dans les tuyauteries par exemple). Le bilan des études réalisées en France depuis 2005, publié par l’ASN en janvier 2010, montre que 83% des doses reçues par les travailleurs des industries concernées (voir chapitre 3) sont restées inférieures à 1 mSv/an. Les secteurs industriels où l’exposition des travailleurs est susceptible de dépasser 1 mSv/an sont les suivants: traitement du minerai de titane, fumisterie et recyclage de céramiques réfractaires, maintenance de pièces composées d’alliages au thorium dans l’aéronautique, traitement chimique du minerai de zircon, transformation mécanique et utilisation de zircon et traitement des terres rares. 3⎮ 2⎮ 3 L’exposition des personnels navigants aux rayonnements cosmiques Les personnels navigants de compagnies aériennes ainsi que certains grands voyageurs sont exposés à des doses significatives du fait de l’altitude et de l’intensité des rayonnements cosmiques à haute altitude. Ces doses peuvent dépasser 1 mSv/an. On estime ainsi que la dose annuelle moyenne pour des personnels de «court- courrier» serait de 1 à 2 mSv, de 3 à 5 mSv pour les personnels de «long-courrier», et jusqu’à 10 mSv pour certains personnels de services de livraison postale. Site Internet SIEVERT www.sievert-system.com
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