Rapport annuel de l'ASN 2009

soudure. Cette technique utilise notamment des sources d’iridium 192, de cobalt 60, et plus récemment des sources de sélénium 75 dont l’activité ne dépasse pas une vingtaine de térabecquerels. Un appareil de gammagraphie est le plus souvent un appareil mobile pouvant être déplacé d’un chantier à l’autre et se compose principalement: – d’une source radioactive insérée dans un porte-source ; –d’un projecteur de source, servant de container de stockage quand la source n’est pas utilisée; –d’une gaine d’éjection, d’un embout et d’une télécommande destinés à déplacer la source entre le projecteur et l’objet à radiographier, tout en assurant la protection de l’opérateur qui se tient à distance de la source. 1⎮ 1⎮ 3 Le contrôle de paramètres physiques Le principe de fonctionnement de ces appareils est l’atténuation du signal émis: la différence entre le signal émis et le signal reçu permet d’évaluer l’information recherchée. Les radioéléments les plus couramment employés sont le krypton 85, le césium 137, l’américium 241, le cobalt 60 et le prométhéum 147. Les activités des sources sont comprises entre quelques kilo becquerels et quelques giga becquerels. Les sources sont utilisées à des fins de: –mesure d’empoussièrement de l’atmosphère: l’air est filtré en permanence sur un ruban défilant à vitesse contrôlée, interposé entre la source et le détecteur. L’intensité du rayonnement reçu par le détecteur est fonction du taux d’empoussièrement du filtre, ce qui permet de déterminer ce taux. Les sources utilisées le plus fréquemment sont du carbone 14 (activité 3,5MBq) ou du prométhéum 147 (activité 9 MBq). Ces 312 Assemblage source et porte source contenu dans un appareil de gammagraphie – CEGELEC La détection du plomb dans les peintures Le saturnisme est une maladie due à l’intoxication par le plomb. Cette intoxication est consécutive, la plupart du temps, à l’ingestion ou à l’inhalation de poussières provenant de peintures cérusées contenant des sels de plomb. Ces peintures se rencontrent dans les logements anciens (construits avant le 1er janvier 1949), l’utilisation du plomb comme adjuvant ayant été interdite par la suite. Un dispositif législatif relatif à la lutte contre l’exclusion impose des actions de prévention du saturnisme infantile avec le contrôle de la concentration en plomb dans les peintures lors de certaines transactions. L’arrêté du 12 juillet 1999 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures pris pour l’application de l’article R. 32-2 du code de la santé publique précisait, dans son article 3, que «la mesure du plomb sera effectuée préférentiellement à l’aide d’un appareil portable à fluorescence X». Cette méthode d’analyse non destructive permet de détecter instantanément la présence du plomb dans un revêtement. Le décret et les arrêtés complémentaires relatifs à la lutte contre le saturnisme parus au Journal officiel du 26 avril 2006 (décret n° 2006-474 du 25 avril et 4 arrêtés du 25/04/2006) ayant imposé des appareils de détection «capables d’analyser la raie K du spectre de fluorescence émis en réponse par le plomb» (article 2 et annexe 2 de l’arrêté du 25/04/2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb (CREP)), les autorisations d’utiliser des appareils électriques générateurs de rayons X pour cette application n’ont pas été reconduites. Ils ne permettaient pas en effet de répondre au nouvel objectif fixé par la réglementation. Les appareils portatifs aujourd’hui utilisés contiennent des sources de cadmium 109 (période 464 jours) ou de cobalt 57 (période 270 jours). L’activité de ces sources peut aller de 400 MBq à 1500 MBq.

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=