2⎮ 1 Présentation des activités de médecine nucléaire La médecine nucléaire regroupe toutes les utilisations de radionucléides en sources non scellées à des fins de diagnostic ou de thérapie. Les utilisations diagnostiques se décomposent en techniques in vivo, fondées sur l’administration de radionucléides au patient, et en applications exclusivement in vitro. Ce secteur d’activité totalise 236 unités de médecine nucléaire en fonctionnement regroupant les installations in vivo et in vitro. Le nombre d’unités de médecine nucléaire pratiquant du diagnostic in vivo et de la thérapie est globalement stable sur les trois dernières années. 60% d’entre elles sont implantées dans des structures publiques ou assimilées et 40% d’entre elles dans des structures privées. Après une période durant laquelle une partie des unités se sont dotées de tomographes à émission de positon, appelé TEP (2003-2006), le parc de TEP s’est stabilisé (71 en service). La baisse d’activité de diagnostic in vitro utilisant des radionucléides se poursuit et se traduit dans certains cas par des fermetures ou des regroupements de laboratoires, ou par l’intégration de ces laboratoires dans des unités de médecine nucléaire. 2 LA MÉDECINE NUCLÉAIRE La téléradiographie crânienne Plus rarement utilisés par les praticiens, ces générateurs, qui fonctionnent avec une distance foyer – film de 4mètres, servent essentiellement à la réalisation de clichés radiographiques à des fins de diagnostic orthodontique. Dans le domaine de la radiologie dentaire, le développement des appareils utilisant le mode de la tomographie volumique à faisceau conique (3D) se poursuit; les champs d’irradiation proposés par ces appareils sont de plus en plus larges. L’ASN a fixé les modalités pratiques permettant d’assurer la protection de l’opérateur à partir des conclusions de l’expertise de l’IRSN sur les risques d’exposition externe liés à l’utilisation de ces nouveaux appareils. 1⎮ 2 Règles techniques d’aménagement des installations de radiologie et de scanographie Les installations de radiologie Classiquement, une installation radiologique comprend un générateur (bloc haute tension, tube radiogène et poste de commande) associé à un statif assurant le déplacement du tube et une table ou un fauteuil d’examen. La norme générale NFC 15-160, éditée par l’Union technique de l’électricité (UTE), définit les conditions dans lesquelles les installations doivent être aménagées pour assurer la sécurité des personnes contre les risques résultant de l’action des rayonnements ionisants et des courants électriques. Elle est complétée par des règles spécifiques applicables au radiodiagnostic médical (NFC 15-161). Sur la base de ces normes, les salles de radiologie doivent notamment avoir des parois présentant une opacité suffisante aux rayonnements pouvant nécessiter la pose de renforts de protection plombés. Compte tenu des évolutions de la réglementation relative à la radioprotection qui ont notamment conduit à un abaissement des limites d’exposition du public et des travailleurs, une révision de ces normes a été engagée par l’UTE. L’ASN et l’IRSN participent aux travaux de révision des normes. Le projet de norme a été mis en consultation du public et des professionnels en avril 2009. Les remarques formulées à l’occasion de cette consultation sont en cours d’analyse. Outre le respect des normes mentionnées ci-dessus, les installations doivent être équipées d’un générateur datant de moins de 25 ans (cas des dispositifs médicaux utilisés en médecine de soins) et portant le marquage CE obligatoire depuis juin 1998. Celui-ci atteste de la conformité de l’appareil aux exigences essentielles de santé et de sécurité mentionnées aux articles R. 5-211-21 à 24 du code de la santé publique. Les installations de scanographie L’aménagement d’une installation de scanographie doit répondre aux exigences de la norme particulière NFC 15-161 qui fixe des règles essentiellement liées à la dimension de la salle d’examen et à la sécurité radiologique à respecter. Ainsi, un scanographe ne peut être implanté que dans un local disposant d’une surface d’au moins 20 m2 avec aucune dimension linéaire inférieure à 4 mètres. L’opacité des parois (sol et plafond compris) du local doit répondre à une équivalence en plomb de 0,2 à 1,5 mm de plomb selon la destination des lieux contigus. En outre, les appareils de scanographie ne peuvent également être utilisés que dans la limite d’ancienneté de 25 ans. Le parc radiologique français comporte 1026 installations de scanographie (chiffre 2008). Ce chiffre intègre les appareils destinés à la simulation en radiothérapie. 290
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