du contrôle en France ainsi que le rôle et les missions de l’ASN. Enfin, la presse professionnelle a été intéressée par les différentes actions et missions de l’ASN. b) L’ASN et les médias lors des situations d’urgence La loi TSN confère une mission claire à l’ASN lors des situations d’urgence. Elle doit «informer le public de l’état de sûreté […] et des éventuels rejets dans l’environnement et de leurs risques pour la santé des personnes et pour l’environnement» (article 4). L’ASN doit en particulier être capable de répondre aux demandes des médias en cas d’événement nucléaire. Aussi, les exercices de crise organisés au rythme d’une dizaine par an intègrent-ils, pour certains d’entre eux, une pression médiatique. Celle-ci, simulée par des journalistes, est destinée à évaluer la réactivité de l’ASN face aux médias, ainsi que la cohérence des messages délivrés par les différents acteurs, exploitants et pouvoirs publics, aux niveaux national et local. En 2009, le service presse de l’ASN a géré sur le plan médiatique cinq événements mobilisant son centre d’urgence : –le 24 janvier et le 9 février, la centrale nucléaire d’EDF du Blayais (Gironde) a déclenché son plan d’urgence interne de manière préventive pour faire face à une éventuelle inondation, la vitesse du vent étant supérieure aux critères de déclenchement de ce plan; –le 26 février, la même centrale du Blayais a arrêté de manière automatique ses réacteurs n° 1 et 4. Cette mise à l’arrêt avait été provoquée par l’afflux de débris végétaux issus de la Gironde qui ont bouché les prises d’eau des réacteurs; –le 2 décembre, la centrale de Cruas (Ardèche) a déclenché son plan d’urgence interne à la suite de la perte de refroidissement de certains systèmes du réacteur avec l’afflux massif de débris végétaux charriés par le Rhône; –le 27 décembre, la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a déclenché son plan d’urgence interne à la suite de la perte de refroidissement de certains systèmes du réacteur. Pour ces cinq événements, le service presse a informé en temps réel le public et les médias de l’évolution de la situation. c)La formation à la communication et aux relations avec les médias Pour diffuser une information de qualité, claire et compréhensible, sans le recours à un vocabulaire trop technique, l’ASN propose à l’ensemble de ses personnels des formations adaptées à leurs différentes responsabilités, dans les domaines de la communication orale et écrite et de la gestion de crise. En 2009, les formations à la communication ont permis plus particulièrement: – à la direction de l’ASN, en contact régulier avec la presse écrite et audiovisuelle nationale, locale et internationale, de s’exercer à la communication avec les médias et, notamment, à la fonction de porte-parole; –aux inspecteurs de l’ASN d’être sensibilisés à la communication et aux relations avec la presse, y compris en situation d’urgence, notamment à travers la rédaction de communiqués de presse et l’interview par des journalistes de radio et de télévision; –d’exercer 20 agents de l’ASN aux fonctions d’attaché de presse afin de renforcer les capacités d’information de l’ASN en situation d’urgence. 1⎮3 ⎮4 L’ASN et le public institutionnel L’action de l’ASN s’inscrit dans un paysage institutionnel qui comprend un grand nombre d’acteurs: élus, pouvoirs publics, Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Afin de rendre compte de son activité et de ses missions, l’ASN organise des échanges avec ces publics institutionnels. Elle noue des relations avec les acteurs de l’État pour être plus efficace dans l’exercice de ses missions et mettre en œuvre l’autonomie que la loi TSN lui a donnée. Ainsi, en avril 2009, l’ASN a présenté son rapport annuel sur la sûreté nucléaire et la radioprotection à l’OPECST. En octobre 2009, l’ASN a été entendue par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale au sujet de l’incident survenu sur l’installation de l’ATPu (site CEA de Cadarache). En octobre également, l’ASN a été entendue par la Cour des Comptes sur la structuration du budget de l’ASN depuis son changement de statut. En novembre, l’ASN a été entendue par l’OPECST dans le cadre de ses travaux sur «l’uranium de retraitement: défis et enjeux». Mi-novembre, l’ASN a été entendue par la commission de l’Économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat au sujet de l’évaluation par l’ASN du contrôle-commande du réacteur EPR. Le Collège de l’ASN ou certains de ses membres ont rencontré des députés et des sénateurs. Les échanges visaient 6 CHAPITRE L’INFORMATION DU PUBLIC ET LA TRANSPARENCE 203
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