aux CSD-V élaborés par l’intermédiaire du procédé creuset froid fera l’objet de la création d’une nouvelle spécification qui devra être transmise à l’ASN pour approbation. La spécification 300 AQ 061 Rév. 0A s’applique aux colis CSD-B qui constituent le produit final du conditionnement par vitrification des effluents de moyenne activité provenant principalement des opérations de rinçage effectuées dans le cadre de la mise à l’arrêt définitif de l’usine UP2-400. Les solutions à vitrifier sont caractérisées par de fortes teneurs en sodium. Ainsi, pour optimiser le nombre de colis à produire, le CSD-B doit présenter une composition maximisant le taux d’incorporation de sodium dans le verre. Pour la même raison que celle évoquée pour le colis CSD-U, la contrainte majeure est d’ordre chimique. 2⎮ 1 ⎮ 3 La gestion des déchets d’EDF Description des déchets produits par EDF Les déchets produits par les centrales nucléaires d’EDF sont les suivants: les déchets activés (dans les cœurs des réacteurs) et les déchets résultant de l’exploitation et de l’entretien des centrales. À cela s’ajoutent les déchets anciens et les déchets issus de la déconstruction des centrales en cours de démantèlement. Il est à noter qu’EDF est également propriétaire de déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue issus des combustibles usés, après traitement dans l’usine AREVA de La Hague, pour la part qui lui revient. Les déchets activés Ces déchets sont les grappes commandes et les grappes poisons utilisées pour le fonctionnement des réacteurs. Ce sont des déchets de moyenne activité à vie longue et les quantités produites sont faibles. Ils sont actuellement entreposés dans les piscines des centrales en attendant d’être entreposés dans la future installation centralisée ICEDA. Les déchets d’exploitation et d’entretien Il s’agit des résines échangeuses d’ions (traitement de l’eau), de filtres, de concentrats, d’évaporateurs, de boues, de déchets d’entretien (chiffons, feuilles et sacs vinyle, gants,…). Certains déchets proviennent d’opérations de remplacement et de maintenance et peuvent être de grande dimension (couvercles de cuves, générateurs de vapeur, racks d’entreposage de combustibles…). Une partie de déchets produits est traitée par l’usine CENTRACO à Marcoule (fusion de métaux ou incinération de liquides, résines ou autres incinérables), dans un but de réduction du volume de déchets ultimes. Pour les autres types de déchets d’exploitation et d’entretien, divers modes de conditionnement existent. Il s’agit notamment : –du compactage de déchets solides sur le centre de stockage de l’Aube, suivi d’un conditionnement en fût métallique avec remplissage par un matériau à base de ciment ; –de l’enrobage de résines par un polymère, à l’intérieur d’un conteneur en béton; –de l’enrobage de filtres par un matériau à base de ciment, à l’intérieur d’un conteneur en béton. Ces déchets sont stockés sur le centre de stockage de l’Aube et pour certains, particulièrement peu actifs, sur le centre TFA. Ils contiennent des émetteurs bêta et gamma et peu ou pas d’émetteurs alpha. Les déchets anciens Il s’agit des déchets de structure (chemises en graphite) des combustibles de l’ancienne filière de réacteurs, à savoir la filière UNGG (uranium naturel graphite gaz). Ce sont des déchets de faible activité à vie longue. Ces déchets sont entreposés principalement dans des silos semi-enterrés à Saint-Laurent des Eaux. L’amélioration de la sûreté de ces silos et la solution de gestion à long terme de ce type de déchets (projet pour le stockage de déchets de faible activité à vie longue (FAVL). Les déchets de déconstruction des centrales en cours de démantèlement Ce sont essentiellement des déchets de très faible activité. Il y aura également des déchets de graphite (les empilements encore présents dans les réacteurs UNGG). La stratégie de gestion des déchets d’EDF La politique d’EDF en matière d’utilisation du combustible (voir chapitre 12) a des conséquences sur les installations du cycle (voir chapitre 13) et sur les quantités et la qualité des déchets produits. Ce sujet a été examiné par les Groupes permanents d’experts pour les réacteurs, pour les usines et pour les déchets fin 2001 et début 2002. L’ASN a demandé une réactualisation du dossier «cohérence du cycle» pour la mi-2007. Après examen et deux réunions de cadrage avec AREVA, l’ANDRA et EDF, le dossier révisé a été transmis par EDF à l’ASN fin 2008. L’ASN confirme que l’exercice porte sur une période de dix ans mais n’exclut pas la possibilité d’inscrire certains points dans une perspective de plus long terme. Compte tenu de l’évolution des marchés de fourniture, la fabrication de combustible à base d’uranium naturel – à l’exclusion des déchets générés et du démantèlement à terme des installations – sera écartée de l’exercice. L’ASN demande d’intégrer dans le dossier la problématique «rejets» en ce qui concerne le site de La Hague. 16 CHAPITRE LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES POLLUÉS 457
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