433 CHAPITRE LA SÛRETÉ DU DÉMANTÈLEMENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE BASE 15 satisfaisante. Les exemples du démantèlement du réacteur Harmonie ou des ATUe illustrent la faisabilité des démantèlements complets. Néanmoins, devant l’ampleur des futures opérations de démantèlement à réaliser (ATPu, LPC et ancien réacteur à neutrons rapides RAPSODIE) l’ASN veillera à ce que la sûreté de ces opérations reste au cœur des préoccupations du centre CEA de Cadarache. Réacteur RAPSODIE et Laboratoire de découpage d’assemblages combustibles (LDAC) La mise à l’arrêt définitif de RAPSODIE, réacteur expérimental de la filière à neutrons rapides arrêté en 1983, a été prononcée en 1985. Les travaux qui devaient conduire le réacteur à un démantèlement partiel, engagés en 1987, ont été interrompus en 1994 à la suite d’un accident mortel survenu lors du lavage d’un réservoir de sodium. Cet accident, qui souligne les risques que comporte le démantèlement, a nécessité des travaux de réhabilitation et d’assainissement partiel qui se sont terminés fin 1997. Depuis lors, les travaux d’assainissement et de démantèlement limités à certains équipements et d’évacuation de déchets ont repris. Des opérations de rénovation et de jouvence ont également été conduites. Le LDAC, implanté au sein de la même INB que le réacteur RAPSODIE, avait pour mission d’effectuer des contrôles et des examens sur les combustibles irradiés dans le réacteur RAPSODIE ou d’autres réacteurs de la filière à neutrons rapides. Ce laboratoire est à l’arrêt depuis 1997. Il est assaini, sous surveillance, et en attente de démantèlement. Une version révisée du référentiel de sûreté de l’installation, transmise à l’ASN début 2006 et couvrant les opérations de préparation à la mise à l’arrêt définitif, a été approuvée en 2007. Ce nouveau référentiel permettra à l’exploitant de réaliser un certain nombre d’opérations d’assainissement et de démontage d’équipements annexes au réacteur. En 2008, le CEA a déposé un dossier de demande de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement complet, afin d’obtenir l’autorisation correspondante à l’horizon 2010. Les opérations de démantèlement du réacteur devraient alors durer pendant environ 7 ans. Opérateurs travaillant lors du démantèlement du réacteur MELUSINE Vue du bâtiment du réacteur RAPSODIE à Cadarache (Bouches-du-Rhône)
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