Rapport annuel de l'ASN 2008

356 conduit à définir des modifications de renforcement de matériels ou de structures, qui seront mises en œuvre à partir de 2009. Les conclusions de ces études et les modifications identifiées par EDF ont été examinées lors de la réunion du GPR du 20 novembre 2008 dédiée à la clôture du réexamen de sûreté à trente ans des réacteurs de 900MWe. Pour ce qui concerne le réexamen de sûreté à vingt ans des réacteurs de 1300 MWe, EDF a étudié la stabilité sous séisme des salles des machines des réacteurs ainsi que la tenue du génie civil du bâtiment électrique et des auxiliaires de sauvegarde. Ces études ont mis en évidence le fait que le dimensionnement d’origine permet de garantir la tenue de ces réacteurs vis-à-vis des séismes réévalués selon la RFS 2001-01, sous réserve de compléments de justification concernant la non-agression par la salle des machines du bâtiment électrique et des auxiliaires de sauvegarde des réacteurs du palier P’4. Dans le cadre de la préparation des prochaines réévaluations sismiques (réexamen à quarante ans pour les réacteurs de 900 MWe et à trente ans pour les réacteurs de 1300 MWe), l’ASN a constitué un groupe de travail réunissant EDF, l’IRSN et l’ASN. L’objectif de ce groupe est de déterminer les séismes de référence à prendre en compte pour ces prochaines réévaluations. Par ailleurs, l’ASN participe également à un groupe de travail constitué par la direction générale de la prévention des risques (DGPR) et réunissant l’IRSN et le bureau de recherches géologiques et minières. L’objectif de ce groupe de travail est de réaliser une comparaison des aléas pris en compte et du dimensionnement des constructions entre les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et les INB. 3⎮ 7 ⎮ 2 Les inondations À la suite de l’inondation du site du Blayais en décembre 1999, EDF avait engagé une démarche de réévaluation du risque d’inondation externe et de protection de l’ensemble de ses centrales nucléaires contre ce risque. Cette réévaluation porte principalement sur la révision de la cote majorée de sécurité ou CMS (niveau d’eau maximal pris en compte pour dimensionner les ouvrages de protection de la centrale). La CMS révisée prend en compte des causes d’inondations supplémentaires, comme les pluies de forte intensité, la rupture de capacités de stockage d’eau et la remontée de la nappe phréatique. La conduite à appliquer aux réacteurs en cas de montée des eaux est également réévaluée. Un dossier a été établi pour chaque site et les travaux d’amélioration de la protection ont été déterminés. EDF a achevé en octobre 2007 les travaux rendus nécessaires par la réévaluation du risque d’inondation pour ce qui concerne les risques d’entrée d’eau. L’ASN considère que l’avancement des études et des travaux est conforme aux attentes. Pour le cas particulier de la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a réalisé des compléments d’étude relatifs au risque de rupture de barrage, sur lesquels l’ASN se prononcera en 2009. Dans le but de statuer sur la démarche globale de prise en compte du risque d’inondation externe pour les réacteurs d’EDF, mais aussi pour les autres installations nucléaires, l’ASN a demandé l’avis du GPR et du groupe permanent d’experts pour les laboratoires et usines (GPU). L’ASN a suivi les recommandations des GPE et a formulé six demandes particulières concernant les risques de rupture de barrage, de circuit ou d’équipement, les risques de crues, les protections contre les pluies et la protection du site du Tricastin. En outre, l’ASN a demandé à EDF de poursuivre les échanges entrepris avec les concessionnaires des ouvrages qui doivent faire l’objet de renforcements dans le cadre du réexamen de sûreté associé à la troisième visite décennale des réacteurs de 900 MWe. Parallèlement, le groupe de travail pour la révision de la RFS I.2.e relative à la prise en compte du risque d’inondation a poursuivi son action en 2008. Ce groupe rassemble des experts de l’IRSN et des représentants des exploitants et de l’ASN. Le nouveau guide relatif à la protection des INB contre le risque d’inondation portera sur le choix des aléas susceptibles de conduire à une inondation du site et sur les méthodes de caractérisation de l’ensemble de ces aléas. Il concernera toutes les INB. En outre, l’ASN participe à la mise à jour du guide de l’AIEA concernant le risque d’inondation externe pour les sites nucléaires. L’objectif est multiple: – inclure le retour d’expérience; – inclure les études sur les changements climatiques; –avoir un seul guide (remplaçant les différents guides AIEA sur le sujet); – prendre en compte de nouveaux phénomènes; –prendre en compte l’ensemble des installations nucléaires. La publication de ce guide est prévue pour février 2010. 3⎮ 7 ⎮ 3 La canicule et la sécheresse Les conditions météorologiques caniculaires constatées depuis l’été 2003 ont conduit à une réduction importante

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