349 CHAPITRE LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF 12 partition, revêtement côté primaire de la plaque tubulaire pour les GV, adaptateurs de couvercle, pénétrations de fond de cuve, soudures des supports inférieurs de guidage des internes de cuve, zones réparées des tubulures pour la cuve. La résistance de ce type d’alliage à la corrosion généralisée ou par piqûres justifie son emploi. Cependant, dans les conditions de fonctionnement des réacteurs, l’un des alliages retenus, l’Inconel 600, s’est révélé sensible au phénomène de corrosion sous contrainte. Ce phénomène particulier de corrosion se produit en présence de sollicitations mécaniques importantes. Il peut conduire à l’apparition de fissures, parfois rapidement comme observé sur les tubes de GV dès le début des années 1980 ou sur les piquages d’instrumentation des pressuriseurs des réacteurs de 1300 MWe à la fin des années 1980. L’ASN a demandé à EDF d’adopter une approche globale de surveillance et de maintenance pour les zones concernées. Plusieurs zones du circuit primaire en alliage Inconel 600 font ainsi l’objet d’un contrôle particulier. Pour chacune d’elles, le programme de contrôle en service, défini et mis à jour annuellement par l’exploitant, doit répondre à des exigences portant sur les objectifs et la périodicité des contrôles. En outre, les GV et les couvercles de cuve font l’objet d’un programme de remplacement important (voir point 3⏐4). À la suite de la découverte en 2004 de fissures imputées à la corrosion sous contrainte sur la plaque de partition d’un GV (plaque séparant la branche chaude de la branche froide dans la partie basse d’un GV pour la circulation du fluide primaire) non considérée a priori par EDF comme sensible à ce type de dégradation et à la suite du retour d’expérience international, l’ASN a demandé à EDF d’adapter sa stratégie globale de maintenance des zones en Inconel 600 pour prendre en compte ces dégradations. Ainsi, l’ensemble des GV des réacteurs de 900 MWe équipés d’une plaque de partition en Inconel 600 sera contrôlé avant leur troisième visite décennale. Les contrôles réalisés en 2007 avaient mis en évidence sur certaines plaques de partition des indications de fissuration par corrosion sous contrainte d’une profondeur supérieure au seuil de caractérisation, soit deux millimètres. Les contrôles réalisés en 2008 sur ces plaques de partition n’ont pas montré d’évolution significative de ces indications. 3⎮ 4 ⎮ 3 Les cuves des réacteurs La cuve est l’un des composants essentiels d’un réacteur à eau sous pression. Ce composant, d’une hauteur de 14 m et d’un diamètre de 4 m pour une épaisseur de 20 cm, contient le cœur du réacteur ainsi que son instrumentation. Entièrement remplie d’eau en fonctionnement normal, la cuve, d’une masse de 300 t, supporte une pression de 155 bar à une température de 300 °C. Le contrôle régulier et précis de l’état de la cuve est essentiel pour les deux raisons suivantes: Couvercle de cuve en cours de fabrication (AREVA)
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