Rapport annuel de l'ASN 2008

Développé initialement pour le traitement de pathologies non cancéreuses relevant de la neurochirurgie (malformations artério-veineuses, tumeurs bénignes), elle utilise les techniques de repérage spécifiques, comme le cadre stéréotaxique de Leksell par exemple, afin de permettre une localisation précise des lésions. Elle est de plus en plus fréquemment utilisée pour le traitement de métastases cérébrales. Cette technique thérapeutique, implantée en France depuis 1986, utilise trois types d’équipements: –des systèmes dédiés tel que le Gamma Knife® utilisant plus de 200 sources de Cobalt 60 dont l’émission est dirigée vers un foyer unique. Trois unités sont actuellement en service dans deux établissements; –des accélérateurs linéaires dédiés réalisant des irradiations en mode dynamique (2 unités); –des accélérateurs linéaires «conventionnels» réalisant des irradiations en mode dynamique et équipés de moyens de collimations additionnels (mini-collimateurs, localisateurs) permettant la réalisation de mini-faisceaux. En 2008, 20 centres disposaient de ces équipements. Il est à noter que les développements techniques actuels concernant de nouveaux équipements tels que la tomothérapie, la radiothérapie «robotisée» ainsi que les évolutions des accélérateurs dits «conventionnels» associés aux techniques d’irradiation asservie à la respiration («gating») ou au mouvement des organes («tracking») permettent de réaliser ces irradiations en conditions stéréotaxiques pour des lésions extra-crâniennes. 3⎮ 1 ⎮ 2 La curiethérapie La curiethérapie permet de traiter, de façon spécifique ou en complément d’une autre technique de traitement, des tumeurs cancéreuses, notamment de la sphère ORL, de la peau, du sein ou des organes génitaux. Les principaux radionucléides employés en curiethérapie, sous forme de sources scellées, sont le césium 137 et l’iridium 192 qui ont définitivement remplacé le radium 226 utilisé dans la première moitié du XXe siècle sous forme d’aiguilles ou de tubes. Les techniques de curiethérapie mettent en œuvre trois types d’applications, la curiethérapie à bas débit, la curiethérapie pulsée à moyen débit et la curiethérapie à haut débit: La curiethérapie à bas débit, qui nécessite l’hospitalisation du patient durant plusieurs jours, délivre des débits de dose de 0,4 à 2 Gy/h. Les sources d’iridium 192, implantées à l’intérieur des tissus, se présentent le plus souvent sous forme de fils de 0,3 à 0,5 mm de diamètre ayant une longueur maximale de 14 cm et dont l’activité linéique est comprise entre 30 MBq/cm et 370 MBq/cm. Les techniques de curiethérapie endocavitaire (à l’intérieur de cavités naturelles) utilisent soit des fils d’iridium 192 soit des sources de césium 137. Dans les deux cas, les sources restent en place sur le patient durant toute la durée de son hospitalisation. Depuis quelques années, l’utilisation de sources scellées d’iode 125 (période de 60 jours) pour le traitement des cancers de la prostate vient compléter les techniques de curiethérapie à bas débit. Les sources d’iode 125, de quelques millimètres de long, sont mises en place de façon permanente dans la prostate du patient. Elles ont une activité unitaire comprise entre 10 et 30 MBq et un traitement nécessite environ une centaine de grains représentant une activité totale de 1500 MBq, permettant de délivrer une dose prescrite de 145 Gy à la prostate. La curiethérapie pulsée à moyen débit utilise des débits de dose de 2 à 12 Gy/h délivrés par une source d’iridium 192 de petites dimensions (quelques millimètres), d’activité maximale limitée à 18,5 GBq. Cette source est mise en œuvre avec un projecteur de source spécifique. Cette technique permet de délivrer des doses identiques à celles de la curiethérapie à bas débit et sur la même période mais, compte tenu des débits de dose plus importants, les irradiations sont fractionnées en plusieurs séquences (pulses). Le patient n’est donc pas porteur en permanence des sources, ce qui améliore son confort et lui permet de recevoir des visites. En outre, cette technique, qui est appelée à se développer et à remplacer une grande partie des applications de curiethérapie bas débit, renforce notablement la radioprotection des personnels qui peuvent intervenir auprès du patient sans être exposés lorsque la source est retournée dans le container de stockage du projecteur. La curiethérapie à haut-débit utilise une source d’iridium 192 de petites dimensions (quelques millimètres) et d’activité maximale de 370 GBq délivrant des débits de dose supérieurs à 12 Gy/h. Un projecteur de source Utilisation d’un cadre stéréotoxique en radiothérapie externe 260

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